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Malachie 3:7-12

La vie à plus que 10%

Ce matin, après une pause de quelques semaines, nous reprenons nos études dans le livre de Malachie. Nous arrivons vers la fin du chapitre 3 et nous allons aborder les versets les plus connus du livre - les versets qui parlent de la dîme.

Certains pasteurs et prédicateurs ont construit tout un édifice théologique sur ces versets pour justifier l'idée que, aujourd'hui, les membres de l'église ont une obligation de donner 10% de leurs revenus seulement à l'église. Ils l'ont fait, je crois, avec les meilleurs intentions - certainement l'église aura difficile à fonctionner si ses membres ne donnent rien. Mais, est-ce que les fondations peuvent soutenir l'édifice? C'est ce que nous allons découvrir ce matin.

Résumé de Malachie 1 à 3

Comme un bon feuilleton nous donne souvent un résume des épisodes précédents je vais prendre quelques minutes pour nous donner un résume de l'histoire jusqu'à chapitre 3.

L'échec du peuple

Nous sommes dans la période suivante l'exil du peuple juif en Babylone. Ils sont revenus de ce pays lointain pour regagner leur pays d'origine - Israël. Quand ils sont arrivés ils ont trouvé un pays en désordre. Il fallait presque tout recommencer. Après la reconstruction de Jérusalem et le temple le peuple avait, de nouveau, un lieu pour louer Dieu. Mais ils n'ont pas pris au sérieux leurs responsabilités envers Dieu, ni envers les autres membres de la communauté. En particulier les responsables spirituels du pays, les prêtres qui travaillaient au temple, ne dirigeaient pas bien le peuple. La lâcheté de ces responsables donnait un signal au peuple - ils pouvaient aussi être lâches.

Les disputes entre Dieu et son peuple

Dieu, par sa porte-parole le prophète Malachie, se dispute avec son peuple. Dans le livre de Malachie nous trouvons 6 disputes. Chaque fois Dieu dit ce qu'il a contre son peuple ou leurs responsables. Puis le peuple répond avec une question, une question qui montre souvent leur ignorance de la gravité de la situation. Après la question Dieu réplique, il explique au peuple plus clairement la nature de leur offense et il dit ce qu'il attend d'eux, qu'est-ce qu'ils doivent faire pour mettre leur vie en ordre.

Aujourd'hui nous regardons la cinquième dispute. C'est peut-être le plus important de tous les disputes parce qu'il résume les autres. Cette dispute va directement à la racine du problème. Il donne un exemple clair et concret du problème et puis, offre une solution.

Lisons Malachie 3:7-12 ensemble.

La situation

Comme nous avons fait plusieurs fois dans cette série de messages sur Malachie, il faut mettre les paroles du prophète dans leur contexte. C'est-à-dire, qu'est-ce qui se passait pour que Dieu parle ainsi à son peuple? Qu'est-ce que la situation dans laquelle le peuple se trouve. Nous allons donc regarder la situation et puis en tirer des conclusions et des principes que nous pouvons, par la suite, appliquer à notre vie d'église.

Un peuple loin de Dieu

Quand j'étais plus jeune il y'avait une phrase qui était courant dans le milieu évangélique. Elle parlait de notre relation avec Dieu et elle disait ceci : "Si Dieu semble être loin, qui a bougé?"

Pour Malachie c'était clair qui a bougé dans la relation entre Dieu et son peuple. C'était le peuple.
Ils étaient loin de Dieu parce qu'ils se sont écartés de lui par leur propre choix. Leur choix était simplement d'ignorer les commandements de Dieu. Maintenant Dieu les appelle à revenir à lui. Pour revenir à Dieu qu'est-ce que le peuple doit faire? Ils doivent recommencer à faire ce que Dieu demande. Nous trouvons un parallèle à cette situation dans le Nouveau Testament dans le livre de l'Apocalypse : "Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres." Là les paroles de Dieu viennent avec un avertissement. Ici elles viennent avec une promesse : "Revenez à moi, et je reviendrai à vous". Pour accepter ce promesse le peuple doit reconnaitre sa position, il doit se souvenir d'où il est tombé. Par la suite ils doivent se repentir. C'est là la signification du mot "revenir". Ils doivent changer de direction, ils doivent renouveler leur engagement vis-à-vis de Dieu. Et s'ils le font Dieu est prêt à les accueillir et de les accepter de nouveau.

Mais le peuple ne s'en rend pas compte de combien ils sont loin de Dieu. Ceci se voit dans leur réponse : "En quoi devons-nous revenir?" Ils se déclarent innocent. Si quelqu'un a bougé, ils disent, ce n'est pas nous. Combien ils se trompent!

Après avoir appelé le peuple à revenir, Malachie les donne un exemple d'en quoi ils se sont écartés des ordonnances de Dieu. Malachie dit que le peuple a trompé, ou fraudé, Dieu parce qu'ils n'ont pas lui donné la dîme ou les offrandes qui lui sont dû. A cause de ceci les Israélites sont des voleurs aux yeux de Dieu.

La dime et les contributions - pratique et signification

C'est ici que nous devons examiner la pratique et la signification de la dîme et les offrandes dans la vie d'Israël. C'est quoi la dîme? Pourquoi devaient-ils donner cette dîme à Dieu? Cela servait à quoi? C'est quoi la différence entre la dîme et les offrandes?

Premièrement, c'est quoi la dîme? Dîme veut dire simplement un dixième, 10%.
Selon la loi juive le peuple était tenu à donner chaque année 10% de leurs revenus à Dieu. Normalement c'était de la nourriture, le blé, le vin, l'huile, ou des animaux qui étaient donnés. La dîme était apportée au temple à Jérusalem et elle était donnée pour le soutien des Lévites et les prêtres. Dans Nombres 18 il est écrit, et c'est Dieu qui parle : "Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël, pour le service qu'ils font, le service de la tente d'assignation.

Parmi les tribus d'Israël seulement la tribu de Lévi n'avait pas d'héritage dans le pays promis. Il est écrit dans Josué 18:7 que "il n'y aura point de part pour les Lévites au milieu de vous, car le sacerdoce de l'Eternel est leur héritage." Les Lévites et les prêtres dépendaient donc de ce qu'ils recevaient du peuple. Nous trouvons que, quand le peuple ne donnait plus la dîme au temps de Néhémie, les Lévites ont dû quitter leur travail au temple pour aller bosser dans les champs, pour gagner de quoi vivre. Puis, tous les trois ans la dîme était stockée dans les villages et les villes pour donner aux pauvres, aux veuves et aux orphelins. C'était une sorte de sécurité sociale pour les démunis.

Une note sur les offrandes : Pour le peuple juif la dîme était obligatoire, mais les offrandes étaient facultatives. Chacun décidait ce qu'il allait apporter en plus.

Voilà un petit survol de la pratique de la dîme dans l'Ancien Testament. Evidement il y a encore beaucoup plus que l'on puisse dire mais ce n'est pas mon intention de vous donner une explication exhaustive ce matin, je vous donne juste assez pour comprendre la situation au temps de Malachie. Ayant dit cela, pour mieux comprendre cette situation il faut voir pourquoi la dîme était importante, quelle était sa signification?

Dieu a donné au peuple un pays. Oui, ils ont passé 70 ans en Babylone, mais le pays était toujours le leur. Mais, proprement dit, les Israélites n'était pas les propriétaires du pays, ils étaient simplement gérants de ce que Dieu a placé entre leurs mains. La dîme servait à rappeler au peuple que le pays appartenait à Dieu et qu'il les a bénis. Dans Deutéronome 26 nous trouvons une bonne explication de ceci "Et l'Eternel nous fit sortir d'Égypte, à main forte et à bras étendu, avec des prodiges de terreur, avec des signes et des miracles. Il nous a conduits dans ce lieu, et il nous a donné ce pays, pays où coulent le lait et le miel. Maintenant voici, j'apporte les prémices des fruits du sol que tu m'as donné, ô Eternel! Tu les déposeras devant l'Eternel, ton Dieu, et tu te prosterneras devant l'Eternel, ton Dieu. Puis tu te réjouiras, avec le Lévite et avec l'étranger qui sera au milieu de toi, pour tous les biens que l'Eternel, ton Dieu, t'a donnés, à toi et à ta maison."

La dîme était donc une déclaration que Dieu était bon et qu'il était chef. Puisque le peuple de Dieu ne donne plus la dîme et les offrandes ils montrent qu'ils ne considèrent que Dieu ne soit pas important. Ils ont rejeté les commandements de Dieu et cela implique un rejet de celui qui a donné les commandements. Il y a des conséquences à cela. Dieu dit "Vous êtes frappés par la malédiction, Et vous me trompez, La nation tout entière!"

Sa condamnation n'est pas dirigée seulement aux responsables du pays. Tout le monde est impliqué. Personne ne peut dire "Je suis innocent". Ils sont tous coupables. Malachie ne nous donne pas de détails sur la nature de la malédiction, mais, étant donné la promesse qui vient par la suite, il est probable que la malédiction comprenait la sécheresse, des mauvaises récoltes à la moisson et une dépression économique dans tout le pays.

Mais, tout de suite Dieu donne la solution au problème : "Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison." Voici une solution qui est aussi simple que c'est pratique. Le peuple peut montrer sa repentance d'une manière très concrète. Et s'ils le font Dieu va agir tout de suite en leur faveur. "Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, Dit l'Eternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. Pour vous je menacerai celui qui dévore, Et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, Et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, Dit l'Éternel des armées. Toutes les nations vous diront heureux, Car vous serez un pays de délices, Dit l'Eternel des armées." Quelle promesse! Dieu protégera la moisson et la rendre fructueuse.

Les principes

Comme j'ai dit tout au début, Malachie se sert de la dîme et les offrandes pour donner au peuple un exemple de comment ils se sont détournés des ordonnances de Dieu. Est-ce que nous devons prendre cet exemple et l'appliquer directement à notre situation? Est-ce que nous devons, pour recevoir la bénédiction de Dieu, donner 10% de nos revenues à l'église pour la faire fonctionner? Je crois que non. Cependant, il y a des principes très importants à tirer des paroles de Malachie, des choses que nous pouvons appliquer à nous-mêmes aujourd'hui.

Si je dis que nous ne devons appliquer directement les paroles de Malachie à notre situation c'est parce notre situation est différente. Simplement, nous ne sommes pas, en tant que chrétiens, tenus à garder la loi juive - même en ce qui concerne la dîme. Nous sommes membres de la nouvelle alliance en Jésus-Christ et nous sommes, pour citer les paroles de Paul dans Romains 6 "non sous la loi, mais sous la grâce." Cela ne veut pas dire que la loi est mauvaise parce que, quand nous vivons par la grâce comme Dieu désire nous confirmons que sa loi est bonne. Mais nous ne sommes pas soumises à cette loi, ce n'est pas la loi qui définit notre relation avec Dieu et avec Jésus-Christ.

Quels sont donc les principes dans ce passage qui nous touchent? Qu'est-ce que nous pouvons apprendre de cette dispute entre Dieu et son peuple?

Avec l'obéissance vient la bénédiction

Le premier principe c'est que, avec l'obéissance vient la bénédiction. C'est un principe simple que nous voyons, en effet, partout dans la Bible.
C'est un principe qui ne nous étonne pas. Mais quand nous réfléchissons à la place de la dîme dans l'église il y a des choses à préciser. Aujourd'hui quand les prédicateurs et les pasteurs parlent de la dîme ils pensent à l'argent que les membres de l'église donnent pour faire avancer le travail de l'église. Les membres aussi pensent à l'argent qu'ils donnent. Et nous naviguons des eaux dangereuses entre le légalisme et la cupidité.

Quand nous pensons à la dîme, l'argent et la bénédiction de Dieu il a deux erreurs dans lesquels nous pouvons tomber. La première c'est le légalisme. Cela veut dire que nous faisons de la dîme une loi qui s'applique à chaque membre de l'église. Il est peut-être rare ici en Europe mais aux Etats Unis, dans beaucoup d'églises, tu ne peux pas être un membre si tu ne signe pas un document qui dit que tu donneras 10% de tes revenus à ton église. Le pasteur et les anciens dans ces églises prennent pour eux-mêmes le droit de connaitre exactement ce que tu donnes. En plus, tu dois donner seulement à ton église. Ils appellent ceci "La dîme de la maison de trésor", une phrase tirée de ce passage. Ceci est le légalisme, c'est mettre un fardeau sur les épaules des membres de l'église qu'ils ne devraient pas porter.

De l'autre côté nous trouvons la cupidité. Ceci se trouve là où les pasteurs et prédicateurs disent qu'il faut donner pour recevoir. Vous allez dire, peut-être, "Oui, cela est clair dans la Bible, c'est quoi ton problème?" Le problème arrive quand le désir de gagner plus, et encore plus, devient la motivation pour ce que nous donnons. C'est un véritable piège qui fait appel à notre égoïsme naturel. A ce point-là Dieu n'est plus notre père qui pourvoir à nos besoins, c'est une machine à sous qui nous payera bien si nous mettons assez de pièces dans la fente. Je n'ai pas besoin de vous expliquer combien cela serait nocif pour notre relation avec Dieu.

Entre ces deux extrêmes il faut trouver un juste milieu. Je crois que ce juste milieu se trouve en ceci : nous donnons sans attente que nous allons recevoir de retour. Simple, non? Notre motivation doit être le bien de l'autre et non pas notre récompense.
Il y aura une récompense mais nous ne pouvons pas dicter sa nature ou quand elle va arriver. Jésus lui-même a dit, dans Luc 6:38 "Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis." La récompense est assurée par Jésus, mais notre motivation doit être correcte : "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus".

Vous avez notez, j'espère, que je suppose dans ce que je dis que nous allons donner quelque chose. Nous allons revenir à ceci dans quelques instants.

Nous honorons Dieu quand nous lui rendons ce qui est le sien

Le deuxième principe c'est que nous honorons Dieu quand nous lui rendons ce qui est le sien. Si nous considérons ce que j'ai dit tout à l'heure sur la signification de la dîme nous voyons que donner c'est dire à Dieu qu'il est chef. C'est déclarer qu'il est bon pour moi, qu'il pourvoir pour moi. Et cela c'est honorer Dieu.

La Bible parle beaucoup de l'argent et des biens que nous possédons. Un des versets le plus connu du Nouveau Testament, dans Mathieu 6:24, dit "Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent". Si Dieu est vraiment notre maître nous devons mettre l'argent à sa place - soumis à Dieu. Quand nous donnons nous disons que l'argent n'a pas le dessus dans notre vie.

La dîme aujourd'hui

Les deux principes que je vous ai présentés sont importants pour nous. Ce sont des principes que nous pouvons mettre en pratique, ou qui montrent où nous sommes par rapport à Dieu. Mais il faut aussi ce matin parler de la place de la dîme dans l'église aujourd'hui. Ce que je fais maintenant c'est mettre devant vous comment je crois que nous devons avancer dans cette église. Je trace les grandes lignes de comment nous devrions regarder l'argent et les dons.

Que dit le Nouveau Testament en ce qui concerne la dîme? En fait, très peu. Il n'y a que trois références à la dîme dans l'entièreté du Nouveau Testament. Il y en a deux dans les évangiles et une dans l'épitre aux Hébreux. Les exemples dans les évangiles se trouvent dans Matthieu 23:23 et Luc 11:42 et ils parlent, tous les deux du même incident.

Dans Matthieu 23:23 Jésus parle à des pharisiens, les religieux de son époque. Il dit, "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous payez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin, et que vous laissez ce qui est plus important dans la loi, la justice, la miséricorde et la fidélité: c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans négliger les autres choses."

Comme nous avons vu la dîme dans l'Ancien Testament était la nourriture donnée pour soutenir les Lévites et les prêtres. De ce qu'ils avaient reçu les Lévites et les prêtres donnaient aussi une dîme. C'est à cette dîme que Jésus fait allusion. Les pharisiens, pour garder la loi, donnaient un dixième de leurs récoltes. Mais qu'est-ce qu'ils récoltaient? Il semble qu'ils avaient des petit potagers dans lesquels ils semé des herbes qu'ils utilisaient eux-mêmes. Alor, la dîme qu'ils donnaient venait de ces petits potagers, et 10% de très peu est très peu. Ils gardaient la lettre de la loi et ils ignoraient l'esprit de la loi. Ils ignoraient les choses beaucoup plus importantes aussi - comme la justice, la miséricorde et la fidélité.

Jésus n'est pas du tout contre la dîme mais il n'aimait pas l'attitude mesquine des pharisiens. Ceci est lié à ce que j'ai dit tantôt que la loi est bonne. Cependant, ce verset ne nous aide pas trop puisque Jésus parlait aux membres de l'ancienne alliance - des pharisiens qui étaient soumis à la loi. Mais si cela est plus ou moins la seule mention de la dîme comment est-ce que nous pouvons avancer?

En fait ce qu'il faut dire c'est que, pour le chrétien, il n'existe pas d'obligation de donner la dîme. Je le redis : pour le chrétien, il n'existe pas d'obligation de donner la dîme. Malachie 3:7-12 ne peut pas servir comme fondation pour dire à l'église que ses membres doivent donner la dîme.

Mais, cela ne veut pas dire que c'est la fin de l'histoire. Si nous lisons dans Matthieu 6, les versets 2 et 3 nous voyons Jésus s'attend à ce que nous donnions. Il dit à ses disciples : "Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite." Jésus ne doit pas expliquer ce que c'est l'aumône ou la nécessité de la donner. Il suppose que ses disciples comprennent que donner c'est bon et que cela fait parti de ce qu'un chrétien fait.

Plus tard, dans la deuxième épitre de Paul aux Corinthiens nous pouvons lire que "chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie." Encore une fois, Paul suppose que donner fait partir de ce que nous faisons en tant que chrétiens. Ici nous trouvons le principe sur lequel il faut baser ce que nous donnons. "Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur." Ce que l'on donne peut bien être 10% de nos revenus, ou 1% or 99% - si c'est ce que nous avons résolu de donner et que nous donnions sans tristesse ni contrainte. Je ne peux pas, l'église ne peut pas, vous obliger à donner une certaine somme ou un certain pourcentage de ce que vous gagner - c'est à vous de décider - pour toi-même si tu es seul ou ensemble si vous êtes dans un couple. Nous pouvons décider combien donner en lisant ce que Paul dit dans 2 Corinthiens 8:3.

Il parle des membres des églises de la Macédoine qui font une offrande pour les pauvres à Jérusalem. Il dit ceci "Ils ont, je l'atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens." Dans 1 Corinthiens 6 Paul donnes des conseils aux Corinthiens concernant la même offrande : Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité". Le principe donc c'est "selon nos moyens", "selon notre prospérité" et parfois, "au-delà de nos moyens".

Les derniers versets que j'aimerais citer viennent de Luc 21:1-4 : "Jésus, ayant levé les yeux, vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc. Il vit aussi une pauvre veuve, qui y mettait deux petites pièces. Et il dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres; car c'est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu'elle avait pour vivre."

Un des commentateurs sur ce passage dit que "Jésus loue les dons qui touchent à notre façon de vivre, quelque soit la somme. Si nous donnons seulement de notre surplus nous avons raté le point de ce que disait Jésus." Et c'est ici que je vais terminer ce matin.

Le titre de ce message, que je vous révèle maintenant, c'est "La vie à plus que 10%". Dans 1 Jean 4:19 nous trouvons ces mots simples mais profonds : "Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier." Je crois que nous pouvons aussi dire "Pour nous, nous donnons, parce qu'il s'est donné le premier".

Comme les Israélites au temps de Malachie nous ne sommes pas nos propres propriétaires. Nous avons été, selon l'Apôtre Paul, "rachetés à un grand prix". Nous appartenons maintenant à Dieu. Jésus quand il est venu s'est donné à 100% et par sa grâce nous sommes sauvés. Et c'est sa grâce qui est notre motivation pour ce que nous donnons. Nous ne donnons pas pour recevoir, nous ne sommes pas obligés de donner une dîme - il faut donner, simplement, toute notre vie.


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