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Malachie 3:12-4:6

Vaut-il la peine d'être chrétien?

De temps en temps dans la vie chrétienne on se pose la question : "Est-ce qu'il vaut la peine d'être chrétien?" Quand cette vie chrétienne devient dure et difficile nous sommes tentés de regarder les non-croyants qui sont autour de nous et devenir un peu jaloux. Ils semblent avoir la vie plus facile que nous, ils sont plus à l'aise que nous, ils peuvent rester au lit le dimanche matin et ils sont, parfois, plus prospère que nous.

J'admets tout de suite que j'ai déjà pensé comme cela. Et je ne suis pas seul. Le roi David dans l'Ancien Testament a aussi pensé comme cela, il dit dans le psaume 73 que "Oui, Dieu est bon pour Israël, Pour ceux qui ont le cœur pur. Toutefois, mon pied allait fléchir, Mes pas étaient sur le point de glisser; Car je portais envie aux insensés, En voyant le bonheur des méchants."

Qu'une telle pensée arrive dans notre tête n'est pas, en soi, mauvais, mais nous devons décider comment réagir. Ce matin nous allons regarder les derniers versets du livre de Malachie. Là-dedans Malachie répond à ceux qui disaient qu'il ne valait pas la peine de servir ou louer Dieu. Lisons donc Malachie 3:13 à 4:6 ensemble.

Dieu parle - La dernière dispute

Nous arrivons à la dernière dispute entre Dieu et son peuple. Cette dispute prend la même forme que toutes les autres mais il y a une addition à la fin. Dieu va avoir son dernier mot et aussi faire la mise en scène pour la fin du monde.

Qu'est-ce que Dieu, par Malachie, reproche à son peuple? Selon lui, ils ont dit des choses dures à son égard. Ils ont accusé Dieu à tort et ils ont parlé contre lui. Comme dans toutes les autres disputes le peuple répond à ce que Malachie, le porte-parole de Dieu, dit.

Le peuple parle

Encore une fois nous devons regarder ce qui se passait au temps de Malachie. Qu'est-ce que le contexte de ce que dit le prophète?

Ce que dit Dieu est la suite logique de ce que nous avons regardé la semaine passée. Dieu a dit à son peuple qu'ils devaient revenir à lui, c'est-à-dire se repentir et recommencer à vivre comme il fallait vivre. Il a même dit que le peuple pouvait lui mettre à l'épreuve concernant la dîme et les contributions. Le peuple ne donnait rien pour le soutien des prêtres et des Lévites. A cause de ce manque d'obéissance le pays entier souffrait des conditions économiques lamentables. Dieu a promis à son peuple que, s'ils revenaient à lui, il guérira le pays et toutes les nations autour auraient vu combien Dieu est bon envers son peuple.

Nous voyons que le peuple n'a pas bien répondu à cet appel, en fait, ils ont parlé encore contre Dieu. Et comme les dernières fois, ils ne se rendaient pas compte de la gravité de ce qu'ils disaient.

Qu'est-ce qu'ils disaient alors? Ils disaient qu'il ne valait pas la peine de servir Dieu. Ils disaient qu'il ne valait pas la peine de faire ce que Dieu demandait. Ils disaient qu'il ne valait pas la peine d'agir humblement devant Dieu. La cerise sur le gâteau c'est qu'ils croyaient que, pour finir, Dieu n'était qu'un moulin à paroles. Il disait ceci, il disait cela mais, selon le peuple, il n'agissait jamais. Ils croyaient que Dieu ne s'occupait pas des méchants qui avaient tout pendant qu'eux, le peuple de Dieu, n'avaient rien. Leurs plaintes étaient ancré dans le fait qu'ils voyaient les méchants prospérer et Dieu ne faisait rien, il n'intervenait pas en leur faveur.

Une attitude de consommateur

Qu'est-ce que nous voyons chez le peuple? Il me semble qu'ils avaient, quelque part, une attitude de consommateur. Ils croyaient pourvoir faire un marché avec Dieu. Ils disaient "qu'avons-nous gagné en observant ses préceptes?"

C'est là le marché ils croyaient pouvoir conclure avec Dieu. "Nous ferons ce que tu demande et tu nous donnera des bonnes choses". Comme nous avons vu la semaine passée, en principe cela ne devrait pas être un problème. Avec l'obéissance vient la bénédiction. Mais le cœur du peuple n'était pas vraiment pour Dieu. Ils n'avaient les yeux que pour ce qu'ils pouvaient gagner. Servir Dieu simplement parce qu'il est Dieu, lui servir pour la joie de servir, lui servir parce qu'il a déjà été bon n'était pas assez en leur avis. Ils voulaient encore plus, et si Dieu n'allait pas les donner ce qu'ils voulaient… tant pis pour Dieu, le peuple parlera contre lui.

Le prophète Esaïe, des années avant, à identifié le problème du peuple : "Quand ce peuple s'approche de moi, il m'honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi."

Le peuple apportait des offrandes et des sacrifices, mais ils n'apportaient jamais ce qui était le meilleur. Dans les relations dans la communauté, comme nous avons vu au chapitre 2, le peuple ne respectait pas les uns les autres, surtout il y avait une grande défaillance des relations entre maris et femmes. Et cela parce que le peuple ne respectait pas Dieu. Pour finir nous pouvons dire que le peuple faisait semblant devant Dieu. Ils faisaient, plus ou moins, ce qu'il fallait pour pouvoir dire "nous suivons tes préceptes" mais en eux même, dans leur cœur ils étaient loin de Dieu et loin de vouloir vraiment lui faire plaisir.

Une attitude à l'envers

Le peuple avait aussi une attitude à l'envers. Ils regardaient les païens, les méchants, autour du eux, ils voyaient que tout semblait aller assez bien pour ces gens et ils ont conclut que cela voulait dire que Dieu bénissait les méchants pour leur méchanceté.

Tout à l'heure je vous ai cité des paroles du roi David. Il regardait la prospérité des méchants et il a dit qu'il était tenté de devenir jaloux d'eux. Mais il est entré dans le sanctuaire chercher l'avis de Dieu. Il a écrit suite a cela que "La difficulté fut grande à mes yeux, Jusqu'à ce que j'eusse pénétré dans les sanctuaires de Dieu, Et que j'eusse pris garde au sort final des méchants." La relation de David avec son Dieu était telle qu'il pouvait recourir au sanctuaire et connaitre l'optique de Dieu sur le sort des méchants. Mais au temps de Malachie le peuple n'avait plus cette relation, et ils décidèrent alors d'appuyer seulement sur leurs propres observations et idées de ce qui se passait. L'avis de Dieu n'était pas trop important.

Je crois qu'à ce moment là le peuple était entre l'incrédulité totale et le désillusionnement. Mais quelque soit leur position, leur attitude était tout à l'envers. Ils prenaient Dieu pour, au mieux, un lâche qui n'agissait jamais comme il devait et, au pire, un méchant qui voulait faire tort à son propre peuple.

Il me semble que de nos jours certaines personnes disent des choses pareilles contre Dieu. Pour ceux qui sont non-croyants, ils croient que Dieu ne fait rien contre le mal. Ceci, ils disent, les empêche de croire en Dieu. Comment est-ce que c'est possible qu'un Dieu bienveillant ne puisse rien faire? Ils voient la parole de Dieu, la Bible, comme un livre historique vieux et démodé et ils supposent que cela veut dire que Dieu n'agira jamais, qu'il ne fera toujours rien. Pour ceux qui sont croyants désillusionnés ils se demandent si Dieu va agir en leur faveur ou s'il va laisser le mal prendre le dessus dans leur vie.

Nous devons tous faire face au problème du mal dans notre monde. Premièrement nous devons admettre qu'il n'y a pas une réponse simple à donner. Le mal est un vrai problème et une obstruction réelle pour certains dans leur relation avec Dieu. Il ne faut pas les donner une réponse qui minimise ce qu'ils vivent. Mais nous devons aussi prendre une position pour affirmer certaines choses à propos de Dieu.

Qu'est-ce qu'il faut affirmer alors?
Il faut affirmer que Dieu sait ce qu'il fait dans ce monde. Il faut affirmer que bien qu'il semble que Dieu n'agit pas, il agit vraiment et un jour il va agir définitivement pour régler le problème du mal dans cet univers. Sa justice va prévaloir. Mais notre façon de vivre cette justice sera différent selon qui nous sommes, comme nous allons bientôt voir.

Les justes parlent

A partir du verset 16 la scène change. Nous devenons observateurs de quelque chose qui se passe au ciel. Sur la terre, parmi le peuple d'Israël il reste certains qui sont toujours fidèles à Dieu. Ils sont les justes de notre passage. Nous apprenons qu'ils se parlent entre eux et Dieu est à leur écoute et il est vraiment attentif à ce qu'ils disent. Puis il répond, il appelle un des citoyens du ciel et il lui demande d'écrire dans un livre, un livre de souvenir.

C'est quoi ce livre? Il semble que souvent, dans le monde de l'Ancien Testament, un roi fera écrire sur un manuscrit certains des bons œuvres de ses sujets. Nous rencontrons un tel livre de souvenir dans le livre d'Esther. Dans ce livre un juif nommé Mardochée, le cousin et gardien d'Esther, a dévoilé un complot contre le roi. Par ses actes il a sauvé la vie du roi. Selon Esther 2:23 "cela fut écrit dans le livre des Chroniques en présence du roi." Ce livre était un livre de souvenir. Le roi avait donc une liste des bienfaits des gens fidèles comme Mardochée. Puis, une nuit, le roi n'arriva pas à s'en dormir. Il demanda à ses serviteurs de lui apporter le livre des Chroniques. Il découvre qu'il n'a jamais récompensé Mardochée pour ce qu'il a fait auparavant. Et vous pouvez lire la suite de l'histoire dans le livre d'Esther.

Nous trouvons aussi, dans le livre d'Apocalypse dans le Nouveau Testament, un livre qui semble être un livre de souvenir. Il est écrit au chapitre 20 : "Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d'après ce qui était écrit dans ces livres."

Au ciel un tel livre était écrit concernant les fidèles du peuple d'Israël au temps de Malachie. Et puis Dieu parle de ces personnes : "Ils seront à moi, dit l'Éternel des armées, Ils m'appartiendront, au jour que je prépare; J'aurai compassion d'eux, Comme un homme a compassion de son fils qui le sert."

Presque toutes les traductions que j'ai pu lire cachent quelque chose d'intéressant dans ce verset. Quand Dieu dit "ils m'appartiendront" il se sert d'un mot qui veut dire "les possessions qui sont un (ou mon) trésor". C'est une image magnifique de ce que Dieu pense des siens - au temps de Malachie et encore aujourd'hui. Ceux qui aiment le Seigneur sont son trésor. Nous avons de la valeur à ses yeux. Il nous a choisis et nous lui appartenons comme les fidèles du temps de Malachie lui appartenaient. Nous trouvons la même idée dans la première épitre de Pierre : "Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière." Le peuple acquis de ce verset c'est le même trésor que dans Malachie. Cela devrait être un encouragement pour nous. Certains croient, que Dieu les tolère seulement, comme s'il disait "Ah oui, encore toi…" d'une manière un peu exaspérée. Mais non, nous sommes, chaque chrétien et chrétienne, son trésor; choisi et voulu.

Le jour à venir

Cependant, Dieu voit plus loin dans ce verset - il pense à l'avenir, le moment où il va mettre fin à l'injustice. Le moment où il va rassembler tous ceux qui lui sont fidèle. Au verset 18 Malachie parle de la différence entre les justes et les méchants parce qu'un jour cette différence sera bien révélée. Il est difficile pour nous maintenant de savoir qui est juste et qui est méchant aux yeux de Dieu. Tout simplement nous ne voyons pas le cœur des autres. Les différences externes sont petites - ce n'est pas tous les méchants qui sont les fous furieux avec des haches! La différence c'est entre ceux qui servent et louent Dieu et ceux qui ne le font pas. Au jour choisi, Dieu va montrer au monde entier la différence entre ceux qui lui appartiennent et ceux qui ne lui appartiennent pas. A ce moment-là il aura compassion de ses fidèles et il jugera les méchants.

Les versets 2 et 3 du chapitre 4 nous montrent le destin des méchants et les justes. Premièrement, les méchants. Les méchants sont ceux qui n'appartiennent pas à Dieu. Pour ces gens-là, le jour où Dieu agit contre l'injustice sera un jour terrifiant. Les hautains et les méchants de ce verset sont ceux qui semblaient tout avoir au verset 15 du chapitre 3. Mais, pour finir, ils n'ont rien et ils seront réduits à rien. L'image de la fournaise qui brule et le chaume qui sera consommé par cette fournaise est vraiment apocalyptique. Ce verset nous rappelle aussi ce que Jean Baptiste a dit dans Matthieu 3 en parlant de Jésus, le Messie attendu par le peuple juif : "Il a sa fourche à la main, il va nettoyer son aire; il recueillera le blé dans sa grange, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint pas." Ce qui est un feu brulant pour ceux qui sont sans Dieu sera, pour les justes, une chaleur guérissant.

Ce soleil dont Malachie parle est aussi, peut-être une image de Jésus. Le père de Jean Baptiste, à la naissance de son fils, a déclaré, concernant le messie à venir : "Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut, Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix."

Certains voient aussi dans ce verset une allusion aux paroles de Moïse en Nombres 6, la bénédiction de la famille de Dieu : "Que l'Eternel te bénisse et te garde! Que l'Eternel fasse briller sa face sur toi et t'accorde sa grâce! Que l'Eternel lève sa face vers toi et te donne la paix!" La face de Dieu est comme le soleil qui se lève et qui brille sur son peuple.

La prochaine image est une image joyeuse. Les justes seront comme les veaux qui sortent après un hiver rude. Dans les Ardennes à ce moment-ci de l'année nous pouvons compatir un peu avec les animaux qui sont tous à l'intérieur. Ils ne voient pas beaucoup le soleil, comme nous. Tout le monde attend, avec une certaine impatience, le printemps. Pour nous cela veut dire que nous pouvons sortir sans 1000 et une couches.

Pour les animaux ils peuvent retourner dans les champs et profiter de la liberté. Il sera ainsi pour les justes. Ils seront, en fin, libre. Le mal n'aura plus de pouvoir Les méchants vont recevoir la récompense qu'ils méritent pour leur méchanceté. Et les justes, au moment convenu vont célébrer la victoire de Dieu. Ils vont se réjouir de son triomphe sur les méchants.

Tout au long de son livre Malachie appelle le peuple à se repentir et se tourner de nouveau vers Dieu. Ceux qui le font seront sauvé, ceux qui rejettent Dieu seront, à leur tour, rejeté par Dieu. Malgré l'image de la victoire et la triomphe de Dieu nous ressentons qu'il y a toujours du chagrin et de la tristesse dans les paroles du prophète. Oui, les justes attendent avec impatience le moment où Dieu va agir. Viens Seigneur Jésus! Mais ce n'est pas avec un grand sourire qu'il parle de la destruction des méchants. Comme il est écrite dans 2 Pierre 3:9 : "Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance."

Cependant, un jour Dieu va dire "OK, assez c'est assez!" Et le jugement va tomber sur ce monde. Nous trouvons peut-être ici une motivation pour l'évangélisation, une motivation de dire aux méchants - même les gentils méchants que nous connaissons, que Dieu ne attendrait pas pour toujours.

Le dernier mot

Les trois derniers versets du livre de Malachie sont le dernier mot de Dieu à son peuple. Au verset 4 Malachie parle de Moïse et au verset 5 il parle du prophète Elie. Ce sont deux personnages qui représentent, entre eux, la loi et les prophètes - c'est-à-dire, toute la révélation de Dieu à son peuple de l'Ancien Testament.

Dans Luc 9, à partir du verset 28, nous pouvons lire le récit de la transfiguration de Jésus : " Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur. Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il allait accomplir à Jérusalem." Moïse et Elie témoignent du fait que Jésus est véritablement le Messie annoncé dans l'Ancien Testament.

Dans ce sens nous voyons comment le livre de Malachie, le dernier livre de notre Ancien Testament est lié au Nouveau Testament. Certains disent que le Dieu de l'Ancien Testament n'est pas le Dieu du Nouveau. Ils disent que le Dieu de l'Ancien Testament est un Dieu cruel, impatient, horrible. Le Dieu du Nouveau, selon ces gens, est un Dieu d'amour et de bienveillance. Mais nous pouvons voir que le Dieu de l'Ancien Testament est aussi le Dieu du Nouveau Testament. Son désir pour son peuple n'a pas changé. Sa colère contre les méchants n'a pas changé non plus. La présence de Moïse et Elie avec Jésus confirme la continuité entre l'Ancien et le Nouveau Testaments. Jésus est l'accomplissement de la loi et les prophètes. Il y avait 400 ans de silence entre les deux testaments. Dieu n'a pas parlé à son peuple. Mes ses plans, pour Israël, et le monde entier n'étaient pas oubliés.

Nous arrivons, en fin, au tout dernier verset du livre de Malachie. "Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit."

La venue de Jean Baptiste est souvent perçu comme étant un accomplissement partiel de la promesse du verset 5 que Dieu va envoyer "Elie, le prophète". Dans Luc 1 il est dit de lui que "il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé."

Selon Jésus, dans Matthieu 18 Elie est déjà venu en forme de Jean Baptiste mais il y a encore un Elie à venir. Et Quand ce dernier vient, si le peuple ne répond pas à son appel le peuple sera jugé et détruit. C'est ceci le sens de la phrase "frapper d'interdit" à la fin du verset 9. Ce verset est donc un avertissement solennel pour le peuple de Dieu. S'ils ne répondent pas aux paroles de Malachie et aux autres messagers que Dieu va envoyer, au dernier jour, au jour du jugement ils seront détruits.

Conclusions

Tout au début je vous ai dit qu'il n'est pas rare que les chrétiens se demandent "Est-ce qu'il vaut la peine d'être chrétien?" Nous avons maintenant, j'espère, notre réponse à cette question.

Il vaut la peine d'être un chrétien parce que Dieu va agir, un jour, définitivement en faveur de son peuple. Malgré ce que nous puissions vivre aujourd'hui notre avenir est assuré. Les hautains et les méchants n'auront pas toujours le dessus, ils ne vont pas toujours gagner. Dieu va régler ses comptes. Pour finir, la justice vaudra plus que la souffrance et la récompense qui nous attend vaudra plus que la douleur.


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