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Malachie 2:17-3:6

Le problème du mal

Est-ce que vous avez déjà posé à Dieu les questions suivantes, ou des questions semblables à celles-ci : "Pourquoi vois-je le mal tout autour de moi?" "Pourquoi semble-t-il que les méchants gagnent si bien leur vie?" "Pourquoi Dieu, s'il est juste, permet-il tant de souffrance?" "Où est la justice?" "Quand est-ce que Dieu va agir contre le mal?"

Certains chrétiens croient qu'il ne faut pas poser de telles questions. Ils croient que les poser c'est démontrer un manque de foi en Dieu. Est-ce qu'ils ont raison? Personnellement je crois que "non". Nous pouvons poser des questions, mais il y a certaines choses que nous devons savoir avant de les poser. Ce matin Malachie sera notre guide pour nous montrer quelles sont ces choses.

Lisons dans Malachie, le chapitre 2, du verset 17 au chapitre 3, le verset 6.

En gros nous allons regarder ce passage sous trois titres ce matin : La question, la réponse et la raison.

La question

Le peuple d'Israël pose des questions. Cela nous voyons dans le premier verset de notre passage. Ils ne posent pas n'importe quelle question. Ils demandent si Dieu est juste. Est-ce qu'il va faire ce qu'il a dit qu'il allait faire. En plus ils font une accusation contre Dieu. Non seulement est-il injuste, il prend plaisir dans ceux qui font le mal. Ils vont loin dans ce qu'ils disent! Malachie nous dit qu'à cause des questions et des accusations Dieu est fatigué par son peuple. Cela ne veut pas dire que Dieu a sommeil et qu'il va dormir pour ne plus Ecouter Israël. Non, des Israélites il en a marre!

Je vous ai dit il y a quelques instants que poser des questions à Dieu n'est pas un problème. Mais apparemment ici, c'est un problème. Dieu n'est pas du tout content.

Qu'est-ce que je dis alors? Dans la bible il n'existe que deux places où il est Ecrit que Dieu est fatigué. Le verset que nous venons de lire et un autre dans Esaïe 43 qui dit "Tu ne m'as pas rassasié de la graisse de tes sacrifices; Mais tu m'as tourmenté par tes péchés, Tu m'as fatigué par tes iniquités." Ce verset nous aide à comprendre ce que Malachie dit. Ce qui fatigue Dieu c'est le péché de son peuple. Ce ne sont pas les questions qui sont un problème mais l'attitude de ceux et celles qui les posent.

Au travers de la question que Malachie décrit, Dieu voit le cœur de son peuple. Dans les chapitres précédents nous avons déjà vu que le comportement du peuple et des prêtres ne plaisait pas à Dieu, nous avons vu que le cœur du peuple et des prêtres était loin de Dieu, ils faisaient semblant quand ils venaient adorer le Seigneur. Par la question qu'ils posent le peuple de Dieu montre qu'ils sont devenus cyniques - ils questionnent les motifs de Dieu, ils soupçonnent qu'il a des motifs cachés qui ne s'accordent pas avec ce qu'il a dit clairement. Ils croient que Dieu, malgré le fait qu'il déclare qu'il soit juste, est injuste et qu'il désire tromper le peuple. Il ne va pas faire du bien à son peuple, mais il va faire du bien aux méchants. Les Israélites voient le mal tout autour d'eux dans les pays avoisinant, ils voient leur situation et ils disent que Dieu ne s'intéresse pas à eux. Ils pensent que Dieu est content de voir le mal, qu'il l'approuve et qu'il ne va jamais agir. Ils demandent la justice. "Où est le Dieu de la justice?" ils crient.

Mais, il y a une question qui se pose. Est-ce qu'ils veulent vraiment la justice? Est-ce qu'ils veulent vraiment que Dieu agisse? Que Dieu n'a pas encore agit contre l'injustice ne veut pas dire qu'il ne va pas agir. Et quand il agit, qu'est-ce qu'ils attendent de lui? Qu'il descend sur tous les méchants pour les frapper? Qu'il bénisse son peuple avec richesses et prospérité? Comme nous allons voir d'ici peu, il va commencer chez son peuple parce que parmi eux se trouve pas mal d'injustice et sa venue ne sera pas confortable pour son peuple.

Pour revenir au sujet des questions que nous pouvions poser à Dieu... Si nous voulons poser des questions à Dieu il y a deux choses à retenir.

Premièrement, nous pouvons poser des questions, mais il ne faut pas devenir cynique comme le peuple d'Israël. Nous ne connaissons pas les plans de Dieu. Nous ne connaissons pas toutes les raisons pour ses décisions. Nous ne comprenons pas pourquoi il laisse se passer certaines choses. Pour finir nous devons saisir, pour nous-mêmes, les paroles de Dieu à Esaïe : "Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées." Nos questions doivent être fondées sur la confiance en Dieu. Dieu s'est déclaré juste, cela il faut croire et il ne faut pas lui soupçonner du mal à notre égard. Posons donc des questions sans être cyniques.

Deuxièmement, nous pouvons chercher la justice, mais il ne faut pas accuser Dieu. Dieu n'est pas la source de l'injustice dans ce monde. 9 fois sur 10 ce sont les actions des êtres humains qui sont injustes. Et le 1 sur 10? En fait, je crois que ça c'est des êtres humains aussi. J'admets que ce que je viens de dire ici n'a pas beaucoup de nuance. Il y a de quoi passer pas mal de temps dans une grande discussion sur l'injustice dans le monde. Nous n'avons pas le temps pour cette discussion ce matin. Mais il ne faut pas regarder trop longtemps avant de voir que la majorité de l'injustice dans notre monde vient de comment nous agissons les uns envers les autres. L'Ecossais Robert Burns le dit beaucoup mieux que moi dans son poème "L'homme est fait pour le deuil". Il dit : "L'inhumanité de l'homme envers l'homme tire des larmes à des milliers d'entre eux."

Avant de montre le doigt à Dieu il faut regarder un peu plus chez nous pour la source du problème.

La réponse

A partir du premier verset du chapitre 3 Dieu donne sa réponse à son peuple. Il va agir. Il va envoyer un messager qui préparera le chemin, puis le Seigneur lui-même viendra à son peuple pour le purifier. Plus tard il viendra aussi pour le jugement.

Une question de "timing"

Du verset 1 à 5 nous trouvons une prophétie. Dans cette prophétie il y a beaucoup qui se passe, beaucoup de détails importants à examiner. Si nous cherchons honnêtement une réponse à la question des Israélites - "Où est le Dieu de justice" - il faut reconnaitre que dans ces versets nous avons des questions de timing. Ceci est peut-être notre plus grand problème face au mal. Nous sommes convaincus que, un jour, Dieu va tout remettre en ordre. Mais, quand est-ce qu'il va agir pour le faire? Combien de temps est-ce que nous allons devoir attendre? Même ceux qui sont déjà au ciel posent cette question : "Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. Ils crièrent d'une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?"

Pour cette question de "timing" il y a trois choses à saisir. Regardons dans 2 Pierre 3:8-10 pour trouver les deux premières choses : "Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l'accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance."

La première chose : Dieu ne voit pas les choses comme nous les voyons. J'aurais pu reprendre les paroles de Dieu à Esaïe à ce point-ci. Dieu n'est pas contraint par le temps comme nous le sommes. Il voit tout, du début à la fin et il sait à quel moment il faut agir. Nous sommes liés par les heures, les minutes et les seconds. Nous ne savons pas quel est le moment propice parce que nous ne voyons pas l'ensemble de l'histoire. Encore, il faut avoir confiance en celui qui tient le temps dans sa main.

La deuxième chose : Dieu est patient. Il veut que le maximum nombre de personnes puissent entendre et répondre à la bonne nouvelle du pardon des péchés en Jésus-Christ. Certains vont toujours lui tourner le dos et rester dans leur incrédulité. Mais beaucoup vont accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur. Ils vont connaitre la vie Eternelle et la joie de la présence de Dieu à jamais. Et nous pouvons dire "Oui Seigneur! Le plus que possible!!"

La troisième chose : Il faut comprendre un peu comment la prophétie fonctionne, surtout dans l'Ancien Testament. Le prophète est donné une vision de ce qui va arriver, mais Dieu ne partage pas toujours le timing. Cela veut dire que nous trouvons parfois un mélange d'événements.

Pour expliquer, j'ai quelques images à vous montrer. Vous allez voir tout de suite que je ne suis pas un artiste. Dans cette première image nous avons un prophète. Il a une barbe, comme tous les prophètes... Dans la deuxième image notre prophète reçoit une vision de Dieu - deux châteaux sur deux collines. Chaque château représente un événement. Maintenant, dans la troisième image nous allons voir l'ensemble, prophète et vision, d'une autre perspective. Notre prophète est toujours là, les deux châteaux sur deux collines sont aussi là. Mais il y a un éspace entre les deux collines qui n'est pas visible à notre prophète. Nous, c'est nous entre les deux collines, pouvons voir qu'il y a une distance entre les deux châteaux. A gauche le premier événement, à droit, le deuxième. La distance entre les deux c'est le temps - des jours, des années ou des siècles.

Malachie dans sa prophétie que Dieu va agir voit deux événements, l'un qui est plus proche que l'autre, mais il ne sait pas qu'il y a une distance entre les événements et il les présente comme un seul événement. Avec l'avantage qui nous donne le recul nous pouvons identifier deux événements - dans ce passage ce sont la première et la deuxième venue de Jésus-Christ. Nous vivons entre ces deux événements - nous célébrons la première dans quelques semaines.

Un messager

Pour commencer Dieu va envoyer un messager. Qui est ce messager? Plus tard dans le chapitre 4, au verset 5 nous trouvons que ce messager est le prophète Elie. Malachie dit : "Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, Avant que le jour de l'Eternel arrive, Ce jour grand et redoutable." Mais Elie est déjà mort depuis longtemps au moment que Malachie écrivait. Il y a quelques mots du verset 1qui nous sont familiers : "Il préparera le chemin devant moi." Esaïe n'a-t-il pas dit quelque chose de pareil? Oui, ce sont des paroles que nous lisons souvent dans les semaines avant Noël : "Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l'Eternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu." Esaïe et Malachie parle de la même personne, celui qui va venir avant l'arrivée du messie.

Nous trouvons dans le Nouveau Testament qu'il s'agit de Jean Baptiste. De qu'il est écrit : "En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Jean est celui qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète, lorsqu'il dit: C'est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers."

Jésus, en parlant de Jean Baptiste, a dit a ses disciples : "Car tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean; et, si vous voulez le comprendre, c'est lui qui est l'Elie qui devait venir." Le messager annonce celui qui est à venir - Jésus-Christ lui-même. C'est lui, le Seigneur, qui va venir à son temple. Certains pensent que Malachie fait référence au moment que Jésus a chassé des marchands du temple mais je crois qu'il faut voir plus large. Jésus est venu à tout son peuple, il est venu pour les annoncer la bonne nouvelle du pardon des péchés pour ceux qui se repentent. Il a commencé le travail de purifier son peuple.

La première venue

Les paroles de Malachie au peuple sont, quelque part ironiques: "Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l'alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l'Eternel des armées." Elles sont ironiques parce que ils ne cherchent pas le Seigneur, ils ne désirent pas le messager de l'alliance. Mais, il va venir, c'est sûr et certain. Ce qui aurait pu être compris comme étant une promesse semble plus être une menace. Quand le Seigneur vient qu'est-ce qu'il va trouver, qu'est-ce qu'il va devoir faire pour purifier son peuple? Et notez-bien : il commence par son propre peuple. Il va s'occuper des autres nations par la suite, mais il commence avec les siens.

Malachie nous propose deux images pour comprendre cette purification : "il sera comme le feu du fondeur, Comme la potasse des foulons."

Le feu du fondeur purifie en brulant les crasses dans le métal - ici l'or et l'argent. Le fondeur chauffe un pot qui contient son métal jusqu'à ce que cela se liquéfie et il le chauffe encore. Toutes les crasses, les impuretés flottent à la surface où elles peuvent être enlevées. C'est un travail où il faut être attentif. C'est pourquoi Malachie nous dit du Seigneur qu'il "s'assiéra, fondra et purifiera l'argent." Il ne peut pas mettre son pot sur le feu comme on met une casserole sur la plaque chauffante pour chauffer de l'eau. Il doit rester tout près, il doit regarder à chaque instant ce qui se passe de peur que l'argent soit brulé et ruiné. Le fondeur prend soin de son argent. Le Seigneur prend soin quand il purifie son peuple. Il sait exactement ce qu'il faut faire, quelles sont les limites.

L'autre image c'est de la "potasse des foulons". Pour ceux qui sont aussi ignorants que moi, je suis allé creuser dans une encyclopédie pour trouver ce que c'est la potasse des foulons. C'est un produit qui vient du bois brulé. On coule de l'eau sur des charbons de bois et ce qui sort, si j'ai bien compris, c'est la potasse. Ce produit était utilisé au temps de Malachie pour laver les nouveaux vêtements avant de les porter.
Apparemment ce n'est pas du savon mais plutôt une forme d'eau de Javel - ce n'est pas a utiliser le matin pour se laver le visage.

Ces deux images de purification ont une chose en commun. Pour faire les deux il faut de l'effort et cela prends du temps. Qu'est-ce que nous pouvons apprendre de ces deux images? C'est que la purification est nécessaire et, parfois, pénible. Nécessaire parce que c'est le Seigneur qui décide qu'il doit être fait. Pénible parce que l'objet qui doit être travaillé par le feu du fondeur ou la potasse des foulons sait bien après qu'il a été travaillé!

Qu'est-ce que veut dire être purifié? La chose la plus importante à dire est que c'est le Seigneur qui fait la purification. Nous pouvons coopérer ou nous pouvons résister, après une certaine manière. Mais si le Seigneur décide de purifier son peuple il va le faire, avec notre accord ou non. Qu'est-ce que je veux dire par cela?

Le Seigneur veut nous rendre pur. Il veut nous débarrasser des crasses dans notre vie qui ne lui plaît pas. Comment est-ce qu'il fait cette purification? Il y a plusieurs moyens il me semble. La semaine passé Pierre nous a parlé de la parole de Dieu et l'importance qu'elle a pour notre vie. "Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre." Par notre étude de la parole et, surtout, par notre mise en application de la parole le Seigneur nous purifie. Il nous conforme à son image.

Il nous purifie aussi par les épreuves. Nous avons la phrase "Ca passe ou ça casse". C'est quelque part ce que le Seigneur fait quand il permet les épreuves dans notre vie. Ca casse quand nous agissons comme le peuple d'Israël au temps de Malachie. Ils connaissaient les épreuves - un pays abattu et détruit, un manque de ressources, des questions sur la présence de Dieu, tout cela et ils ont échoué. Leur crie "Où est le Dieu de justice" n'était pas un cri pour la justice chez eux. C'était un cri pour la justice ailleurs et la miséricorde chez eux. Il y a une note de sarcasme dans ce qu'ils disent. Ils ne croient pas que Dieu soit juste. Ils ne veulent pas passer par cette épreuve, ils veulent que tout soit bien et tout de suite.

Ca casse chez nous quand nous rallons et nous nous plaignons à Dieu face aux épreuves. Dieu ne demande pas "un lèvre supérieur rigide" comme nous le trouvons dans Astérix chez les Bretons. Nous pouvons pleurer, nous pouvons poser des questions mais, à la fin, nous devons dire "Que ta volonté soit faite et non pas la mienne!" Ce n'est pas le fatalisme. Le fatalisme c'est baisser les bras et dire "Je ne peux plus rien faire". Non, nous mettons activement notre confiance, notre foi en le Seigneur. Nous sommes convaincus que " celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ." Même si c'est pénible pour y arriver.

Qu'est-ce que le meilleur moyen de coopérer avec celui qui veut nous purifier? Nous coopérons quand nous nous disons "OK, fait ce que tu veux faire en moi." Nous pouvons reprendre les paroles du Psalmiste et dire "Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Eprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l'éternité!"

Pour revenir à notre passage dans Malachie. La purification du peuple dont il parle a été commencé quand Jésus est venu pour la première fois il y a deux milles ans. Nous lisons dans Actes 6:7 que "La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi." Les sacrificateurs ici sont les fils de Lévi du verset 3. Le processus était entamé. Il sera accompli quand le Seigneur reviendra. A ce moment-là tout sera mis en ordre par lui. Et tous ceux qui le reconnaissent comme leur Seigneur et Sauveur vont lui offrir une louange qui lui est agréable.

La deuxième venue

Il faut donc parler du fait que le Seigneur reviendra. Quand il reviendra cela sera pour juger le monde entier. Selon Jean 12:47, quand il est venu la première fois, Jésus a dit ceci à ses disciples : "Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour."

Il y a deux-milles ans Jésus n'est pas venu pour juger. Mais quand il reviendra c'est pour juger et beaucoup seront condamnés parce qu'ils ont refusé d'écouter ce que Jésus a dit. Encore une fois, dans ses jugements, le Seigneur va commencer chez lui - avec son peuple. Le peuple d'Israël se plaignait à cause de leur situation. Ils n'étaient pas bénis comme ceux qui étaient autour d'eux. Mais ils ne reconnaissaient pas le péché qui était au milieu d'eux. Et Dieu les dit "Je m'approcherai de vous pour le jugement, Et je me hâterai de témoigner contre les enchanteurs et les adultères, Contre ceux qui jurent faussement, Contre ceux qui retiennent le salaire du mercenaire, Qui oppriment la veuve et l'orphelin, Qui font tort à l'étranger, et ne me craignent pas, Dit l'Eternel des armées."

Il y a pas mal de choses à résoudre chez son peuple et Dieu va les montrer qu'ils avaient tort dans ce qu'ils disaient. Dieu ne prend pas plaisir dans le mal. Le Dieu de justice va bientôt se révéler et son arrivée sera à un moment inconnu.

Qu'est-ce que la question pour nous alors? Cherchons-nous à ce que la justice tombe sur les autres sans nous rendre compte qu'il y a des choses chez nous qui ne plaisent pas à Dieu? En fait, comme nous le savons bien, l'Eglise à la tendance depuis longtemps de regarder le monde autour d'elle et le montrer le doigt. Ce n'est pas trop difficile, il y a tant de mal à voir! Mais quoi dire du mal chez nous?

L'Apôtre Paul, en parlant des problèmes liés à célébration de la Sainte Cène à Corinthe a dit "Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés." Je crois que nous pouvons dire la même chose à nous-mêmes. Attention... chacun se juge lui-même! Paul ne donne pas carte blanche aux gens de montrer le doigt à leurs voisins dans l'église. Nous pouvons peut-être l'exprimer comme ceci : "Si je me juge moi-même, je ne serai pas jugé." C'est un appel à se regarder et à mettre les chose en ordre avec le Seigneur nous-mêmes, avant qu'il ne doit venir nous juger.

D'ailleurs, si je me mets en question sur mes fautes et mes péchés - qui comprend, bien sûr, la confession et la repentance, je ne suis pas là juste pour me regarder sans rien faire - je coopère avec le Seigneur dans la purification.

La raison

Si je considère mes relations avec d'autres personnes je me rends compte d'une chose. Je ne suis pas constant. Parfois, dans une certaine situation quelqu'un va dire ou faire quelque chose et me réponse sera une explosion. Oui, c'est difficile à croire. Puis une autre fois, dans une situation pareille... rien, cela ne me dérange pas du tout. Je ne suis pas constant. Si vous êtes comme moi les dernières paroles de Malachie dans ce passage sont une aide. Après toutes les paroles qui parlent de purification et de jugement il y à une parole d'encouragement : "Car je suis l'Eternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n'avez pas été consumés".

Imaginez, si Dieu était un Dieu capricieux qui aimait le mal et qui s'en fichait de la justice, en fait, ce dont son peuple l'accusait. Ils n'auraient pas eu de l'espoir. Dieu les aurait détruits la première fois qu'il en avait marre d'eux. Mais Dieu n'est pas comme cela. Dieu n'est pas comme moi. Il est constant. C'est la raison pour laquelle il peut dire à son peuple tout ce qu'il a dit. Il est parfaitement amour et il est parfaitement juste. Il offre le salut à quiconque croit. Et il promet le jugement pour quiconque le rejette. Dieu est implacablement opposé au mal, et il le sera toujours. Dieu est bien disposé envers ceux qui se repentent, et il le sera toujours. Son caractère ne change pas. Il est fidèle même quand nous, son peuple, sommes infidèles.

C'est pourquoi nous pouvons nous confier en lui. Il agira toujours selon son caractère et selon ce qu'il nous a révélé dans sa parole. Comme dit Jacques "toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation."

C'est à cause de la constance de Dieu que le peuple d'Israël n'a pas été détruit et qu'il pouvait se tourner vers Dieu dans la repentance, avec l'assurance qu'il les écoutera. C'est à cause de sa constance que nous ne sommes pas détruit. Notre péché le mérite bien. C'est à cause de sa constance que pouvons nous tournons vers lui dans la repentance - sa réponse est certaine. Rassurez-vous il ne va pas, un jour, pardonner et puis le lendemain dire "Casse-toi!" Il va nous pardonner parce qu'il est constant et nous pouvons avoir confiance en lui.

Notre Dieu est constant. Ceci est clair dans sa parole dans 1 Jean 1:9 "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité". Ce sont des paroles à lire, à relire et à prendre au cœur. Béni soit son nom!


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