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Malachie 1:10-14

Laisse-moi tranquille

Ce matin nous allons continuer notre étude du premier chapitre du livre de Malachie. Nous revenons à la question que j'ai posé il y a deux semaines : "Quand nous venons à l'église le dimanche matin qu'est-ce que Dieu s'attend de notre moment passé ensemble?"

Nous avons vu la dernière fois que Malachie mettait en question les attitudes et les actions des prêtres d'Israël. Ils acceptaient de sacrifier des animaux boiteux, aveugles et difformés sur l'autel du temple - quelque chose qui était une insulte à Dieu. Ils montraient par leurs actions qu'ils n'avaient aucun regard pour Dieu et ne prétendaient même pas de vouloir lui plaire. Mais le problème des actions cachait un plus grand problème - le problème des attitudes. Simplement, les prêtres croyaient qu'une relation avec Dieu ne valait pas la peine. Leur amour pour l'Eternel s'est refroidit et leurs actions en étaient la conséquence.

Pour appliquer les paroles de Malachie à notre époque nous avons du construire quelques ponts - c'est-à-dire essayer de voir les principes et les choses en communes entre le temps du prophète et le nôtre. Malachie parlait directement aux prêtres et indirectement au peuple d'Israël. Comment traduire donc son message à notre situation? Je vous ai dit alors que le message de Malachie vise dont, premièrement, ceux qui sont responsables dans l'église - le pasteur et les anciens. Ils sont tenus à se remettre en question avant d'exhorter l'église à se remettre en question. Mais, deuxièmement, nous avons découvert que nous sommes tous "des prêtres" selon Apocalypse 1:6, nous avons tous un libre accès auprès de Dieu. Cela doit nous amener tous à nous remettre en question. Sommes-nous des sacrifices vivants, comme c'est écrit dans Romains 12:1, prêts à nous consacrer entièrement à la louange et au service de notre Seigneur?

Lisons ensemble Malachie 1:6-14.

La louange acceptable

Quand nous venons à l'église le dimanche matin c'est pour louer le Seigneur. Il y a certainement d'autres choses à faire mais, la louange est notre premier désir. Cependant, il me semble qu'il est possible de penser que, quand je viens louer Dieu, je lui rends un service et il devrait être bien content avec moi et reconnaissant de ce que je lui apporte.

C'est comme cela que pensaient les prêtres et le peuple d'Israël. Ils croyaient qu'ils faisaient, plus ou moins, ce que Dieu voulait, donc Dieu devait être content et les bénir par la suite. Cette attitude c'est ce que nous avons trouvé au verset 9 du premier chapitre de Malachie. Mais, comme offrir un animal difformé comme cadeau au gouverneur n'était pas acceptable, venir louer Dieu n'importe comment n'est pas acceptable non plus.

Pour les montrer combien leur offense est sérieuse Dieu explique comment il voit la situation, il donne son optique. Il préférait, si son peuple ne va pas offrir les sacrifices avec une bonne attitude, qu'ils partent et qu'ils ferment les portes du temple en partant.

Il est peut-être difficile pour nous de saisir la sévérité de ce que Dieu dit par Malachie au verset 10. En Belgique il y a plus de 700 églises protestantes. Selon le site protestanet.be, dans la province de Luxembourg il y en a 6. Je connais quelques unes en plus qui ne sont pas dans la liste. Si un jour l'église de Libramont devait fermée, ceux qui veulent peuvent aller trouver une nouvelle église. Cela ne sera pas la même chose qu'ici, mais il y a d'autres églises dans la région. Pour Israël il n'y avait qu'un seul lieu où ils pouvaient adorer et louer Dieu. Le temple était le centre de la vie spirituelle des prêtres et du peuple.

Que Dieu dit qu'il préférait qu'ils ferment le temple c'est dire au peuple qu'il ne veut plus de leur louange et adoration. Dieu exprime sa désapprobation de leur attitude et leurs actions. Il n'est pas content et il ne trouve pas que leur louange soit acceptable. Il déteste ce qu'ils font et leurs sacrifices sont vains, inutiles.

Il n'y aura jamais de réconciliation entre Dieu et son peuple pendant qu'ils continuent à offrir en sacrifice des animaux boiteux, aveugles ou difformés. Les prêtres cherchent la face et la faveur de Dieu et ils ne les trouveront pas. Qu'est-ce que Dieu désirait-il de ses prêtres, ses adorateurs? Qu'ils l'honorent et qu'ils le craignent - comme nous avons vu à partir du verset 6.

Les sacrifices qu'offraient les prêtres faisaient plus de mal que bien. Même s'ils offraient des milliers d'animaux ou plus, cela ne changera rien parce que le problème résidait au niveau du cœur. Un des commentateurs que j'ai lu a remarqué que "Les actes de louange ne sont pas acceptable sauf si les adorateurs sont acceptables au Seigneur. Par leur comportement les prêtres ont perdu le droit de diriger les autres dans la louange."

Je crois que la question que nous devons nous poser en ce qui concerne notre louange est évidente. Dieu nous dirai-t-il "Lequel de vos fermera les portes?" Je me rends bien compte que c'est un peu choquant même de suggérer que Dieu puisse nous poser cette question, qu'il puisse considérer que notre louange ne soit pas acceptable. Mais est-ce que nous pouvons faire autrement? Si nous voulons vraiment être un peuple qui est acceptable à notre Seigneur nous devons être prêts à nous remettre en question, examiner nos attitudes et nos actions en ce qui concerne notre louange et adoration.

Une question de style

Un autre commentateur a dit, à propos du verset 10 que "Les prophètes ne se sont jamais opposés au rituel comme étant quelque chose d'inutile mais au rituel qui était inutile. La louange authentique puisse être exprimée dans un rituel formel aussi bien que dans des actes spontanés, et l'un ou l'autre peut être faux et hypocrite. Le rituel d'Israël, si fait correctement, était pour exprimer leur foi, pour apprendre et proclamer la nature de leur Dieu saint, et pour recevoir le pardon. Ce n'était jamais conçu pour remplacer l'obéissance ou caché la négligence des instructions de Dieu."

Ceci est profond pour notre louange. Le style de notre culte n'a pas beaucoup d'importance. Que nous aimions un culte calme ou que nous aimions un culte plus mouvementé - que notre louange soit faite pour plaire à Dieu. En plus, ne nous inquiétons pas des regards des autres, il n'y a qu'une personne qui a le droit de nous regarder - notre Seigneur.

Je crois que nous pouvons dire que le fond est beaucoup plus important que le style. Le style montre une préférence, et cela n'est pas un problème, nous sommes tous différents. Dans beaucoup d'églises un des sujets le plus délicat c'est la louange et la musique et comment les deux vont ensemble. Dans une église comme la nôtre où nous avons toute une variété de personnes, tous avec des arrière-plans différents, tous avec des idées différentes, il est inévitable que nous ayons aussi des préférences différentes en ce qui concerne "le style" de louange. Nous savons, en principe, qu'un style n'est pas mieux qu'un autre, mais il n'est pas toujours facile de vivre un culte ne se déroule pas selon notre style préféré.

Il faut donc que nous gardions en tête quelques principes bibliques : Tant que notre temps de louange ou notre culte est fait "en esprit et vérité", selon Jean 4:23. Tant que c'est fait "avec bienséance et avec ordre" et que "tout se fasse pour l'édification", selon 1 Corinthiens 14, nous avons une liberté incroyable dans notre façon de faire des choses.

La musique peut servir pour créer une ambiance ou, à la limite, même manipuler les émotions des adorateurs - mais cela n'est pas ce que nous cherchons. Je crois que je puisse parler pour les autres quand je dis que le désir de ceux qui président, le désir de ceux qui jouent dans le groupe de musique c'est de nous amener, par la louange, dans la présence du Seigneur pour lui plaire. Si nous en tirons des bénéfices, tant mieux, mais cela n'est pas notre but principal. Notre but c'est de louer Dieu comme des adorateurs acceptables à lui.

Donc, en ce qui concerne nos préférences je nous rappel les paroles de l'Apôtre Paul dans Ephésiens 4 : "Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d'une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix."

Pour la gloire de Dieu

Au verset 11 Dieu déclare que "depuis le lever du soleil jusqu'à son couchant, Mon nom est grand parmi les nations, Et en tout lieu on brûle de l'encens en l'honneur de mon nom et l'on présente des offrandes pures; Car grand est mon nom parmi les nations, Dit l'Éternel des armées." Certains se servent de ce verset pour dire que dans chaque religion les adorateurs sincères, quelque soit le dieu de leur religion, sont, en fait, en train de louer le seul vrai Dieu. Mais ce verset, dans son contexte, ne peut pas soutenir une telle interprétation. Qu'est-ce que Dieu veut dire alors par cette déclaration?

De toutes les options de comment interpréter ce verset il me semble que la meilleure c'est de dire que Dieu parle de l'avenir - du point de vu de Malachie. Un jour, partout dans le monde, de l'orient jusqu'à l'occident, les gens vont adorer Dieu et lui offrir une louange acceptable, qui lui est agréable - qui est la signification de l'encens et les offrandes pures dans ce verset.

Malachie voit comment les prêtres ont échoués à leur tache. Les sacrifices ne marchent pas comme ils devraient marcher. Il semble que "le système" est trop difficile puisqu'il dépend des hommes faibles. Malachie attend alors un jour où le système de sacrifices des juifs soit transcendé par un seul sacrifice. Il attend une offrande pure qui réconciliera le monde entier avec Dieu, non pas seulement le peuple juif. De notre point de vu, quelques 2500 ans plus tard nous pouvons voir comment tout cela est arrivé en la venue et le sacrifice de Jésus-Christ. Nous faisons partie des nations dont Malachie parle.

Par notre louange nous déclarons donc combien le nom de Dieu est grand parce que nous savons que nous, qui étions ses ennemies, sommes devenus ses enfants. Israël a échoué, il n'a pas été ce qu'il devrait être mais sa chute, l'échec du peuple, nous a ouvert le chemin vers Dieu. C'est comme l'apôtre Paul dit dans Romains 11 "Je dis donc: Est-ce pour tomber qu'ils [les juifs] ont bronché? Loin de là! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu'ils fussent excités à la jalousie. Or, si leur chute a été la richesse du monde, et leur amoindrissement la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi quand ils se convertiront tous."

Comme nous avons vu quand nous avons regardé les premiers versets du chapitre il y a quelques semaines, Dieu avait promis à Abraham que, par sa postérité, toutes les familles de la terre seront bénies. Il n'y aucune joie pour nous dans l'échec d'Israël mais nous pouvons être reconnaissant à Dieu de qu'il nous a permis de venir à lui. Et par la suite, un jour, Israël va retrouver sa place. Le plan ultime de Dieu ne sera pas contrarié par les faiblesses des hommes.

La louange méprisée

Toute suite après cette déclaration de sa grandeur Dieu fait encore des reproches à ses prêtres : "Mais vous, vous le profanez, En disant: La table de l'Éternel est souillée, Et ce qu'elle rapporte est un aliment méprisable."

Dieu, par Malachie, reprend son thème du verset 7. Dans ce verset-là les prêtres disaient qu'il ne valait pas la peine de faire de l'effort dans la louange de Dieu.

Mais il va plus loin : "Vous dites: Quelle fatigue! et vous le dédaignez, Dit l'Éternel des armées; Et cependant vous amenez ce qui est dérobé, boiteux ou infirme, Et ce sont les offrandes que vous faites! Puis-je les agréer de vos mains? dit l'Éternel."

Si vous avez déjà dû corriger un enfant vous savez que, parfois, quand vous parlez ils font semblent d'être très ennuyés par ce que vous dites. Ils font des gros soupires et ils roulent les yeux comme s'ils pensaient que vous êtes vraiment bête. C'est cette attitude-là que démontrent les prêtres face à ce que Dieu dit. Je crois que, s'ils osaient le faire, ils auraient fait des gestes avec des mains comme si Dieu parlait trop du sujet. Mais, nous pouvons supposer que cela se faisait hors de vu du peuple. Il y avait, quand même une façade à maintenir.

Combien les cœurs des prêtres sont endurcis. Chaque jour ils devaient s'occuper des choses saintes de Dieu, une tâche sacrée, et ils s'ennuyaient. Je crois qu'il y a là un risque pour tous ceux qui travaillent pour Dieu à plein temps, ceux pour qui les choses saintes de Dieu sont "leur boulot" - comme des pasteurs, certains anciens, des missionnaires, etc. Nous pouvons nous habituer à ces choses et perdre de vu la splendeur de celui qui nous servons. Nous devons, avec l'aide de l'Esprit, garder notre cœur humble, il nous faut une attitude ouverte et il ne faut pas que nous perdions de vu la grandeur de Dieu, il faut que nous soyons toujours émerveillés par sa parole et sa présence. Priez pour nous s'il vous plaît. Mais pour nous tous, nous devons garder notre cœur humble. Il ne faut pas simplement maintenir l'activité de l'église - les cultes, la louange ou les réunions - sans gratitude et sans amour. Il ne faut pas simplement maintenir une façade de "spiritualité" dans l'église.

L'Apôtre Paul, dans sa lettre à Timothée, dit qu'il existe des gens qui ont "l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force." Si on pouvait regarder ce que faisaient les prêtres dans le temple à Jérusalem je suis presque certain que nous aurions dit "Quel beau culte!", nous n'aurions pas soupçonné que les prêtres ne jouent qu'un rôle, qu'ils ne faisaient que du théâtre, qu'ils étaient des hypocrites. Les apparences sont trompeuses. Comment est-il chez nous dans cette église? C'est une question à laquelle nous devons tous répondre. Quand on est chrétien depuis longtemps on sait comment faire semblant.

Nous connaissons tous les mots corrects à utiliser, les gestes à faire, etc. Nous savons comment avoir l'air d'un bon chrétien. Mais qu'est-ce que la réalité? Il est possible de dédaigner la louange - dire qu'elle m'ennuie, se plaindre que ce n'est pas "mon style" tout en faisant tout ce qu'il faut faire pour cacher l'état de notre cœur. Tout en oubliant pourquoi et pour qui nous venons à l'église. Je ne vise personne d'autre que moi-même. Je ne cherche pas non plus à ce que tout soit dévoile tout le temps devant tout le monde. Les questions sur l'état de notre cœur sont quand-même entre nous et Dieu.

Le meilleur de moi

Un homme donna à son petit-fils quelques euros pour acheter une glace pour lui-même et sa sœur - Jessica. La fille resta avec son grand-père pendant que le garçon alla chercher les glaces. Quand il revint il n'a qu'une glace et un cornet tout seul. Il dit à son grand-père "J'ai eu de la chance! Bien que j'ai laissé tombe la glace de Jessica j'ai su tenir la mienne!"

Au verset 14 Malachie s'adresse au peuple, ceux qui apportent des animaux pour les sacrifices. "Maudit soit le trompeur qui a dans son troupeau un mâle, Et qui voue et sacrifie au Seigneur une bête chétive! Car je suis un grand roi, dit l'Eternel des armées, Et mon nom est redoutable parmi les nations."

Si les prêtres sont hypocrites, certains parmi le peuple le sont aussi. Dans l'Ancien Testament il était possible de vouer un animal comme sacrifice à Dieu. Mais il y avait des gens qui, au moment d'accomplir leur vœu, remplaçaient le bon animal sans défaut pour un autre animal moins bon. Dans les termes de la petite histoire de Jessica et son frère - le peuple gardait la glace et offrait le cornet vide à Dieu. Mais, évidement, c'est plus grave. Celui qui agit ainsi fraude Dieu. Et il reçoit la désapprobation de Dieu, il dit "Maudit soit le trompeur..." Les conséquences peuvent être graves.

La fois dernière je vous ai cité les paroles de Romains 12:1 "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable." Quand nous venons à l'église nous apportons un sacrifice de nous-mêmes - tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons, tout ce que nous faisons. Nous nous mettons au service de notre Seigneur. Si je me contente de lui offrir ce qui n'est pas le meilleur de moi je lui fraude.

Conclusions

Je me rends bien compte que j'ai beaucoup parlé de notre attitude et de l'état de notre cœur. Notre comportement coule toujours de notre attitude. Comme Jésus l'a dit "c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle." Ce qui devient clair dans ce premier chapitre de Malachie c'est que notre louange ne sera pas acceptable à Dieu si nous ne sommes pas acceptables à Dieu.

Ce chapitre nous rappelle aussi que c'est Dieu le sujet de notre louange. Cela est évident, oui. Mais nous oublions facilement que nous sommes ici pour Dieu. Nous montrons cette oublie :

Notre Dieu est un Dieu exigent. Nous ne pouvons pas le louer "n'importe comment". Mais si nous l'écoutons, si nous sommes prêts à changer s'il le faut nous pouvons lui rendre un culte agréable. Comme pour la dernière fois je termine avec la question posée tout au début :

"Quand nous venons à l'église le dimanche matin qu'est-ce que Dieu s'attend de notre moment passé ensemble?"

Il s'attend à ce que nous venons avec une attitude de vouloir lui plaire, que nous oublions nos préférences, que nous soyons honnêtes avec lui et que nous cherchons à lui aimer avec tout notre cœur, de toute notre âme, et de toute notre pensée.


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