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Jean 21:15-17

Pierre : Orgueil, Humiliation et Pardon

Nous voici une semaine après la Pâques. Sept jours depuis la résurrection de Jésus. Nous pouvons imaginer qu'après les événements de vendredi saint les disciples de Jésus ont passés par toute la gamme d'émotions possibles.

Le vendredi avant Pâques ils ont vu tout leur espoir fondre au pied de la croix. Jésus est mort, c'était la fin de ce qu'ils avaient ensemble. Que faire par la suite? Puis, à l'aube du dimanche... Jésus est ressuscité. Marie l'a vu. Pierre et Jean ont vu le tombeau vide. Jésus se présente à tous ses disciples (sauf Thomas), il rencontre deux disciples sur la route qui mène à Emmaüs. Il y a la joie, il y a des questions: "Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qui va se passer?"

Certainement pour un des disciples en particulier c'était un moment difficile. Est-ce que nous pouvons imaginer comment se sentait Pierre? Sa place dans l'histoire de la crucifixion n'est pas glorieuse. Après des déclarations de fidélité c'est lui qui a renié son Seigneur. Comment s'en sortir? Comment revenir de cela? Est-ce que c'est même possible? Comment peut-il espérer regarder Jésus face-à-face? Pierre semble être un homme brisé. Et c'est lui que nous allons regarder ce matin. Nous allons commencer au moment où Pierre proclame son dévouement total à Jésus. A ce point-là de sa vie il était un homme orgueilleux, par la suite un homme humilié, mais, pour finir un homme pardonné et rétabli.

Il n'est pas à nous de juger Pierre bien que la nature de son échec est écrit clairement dans la parole de Dieu pour que tout le monde puisse le voir. Plutôt son histoire nous donne un exemple important de comment faire face à nos faillites et comment recevoir le pardon de notre Seigneur quand nous sommes tombés.

L'orgueil

Pour tracer le cheminement de Pierre nous allons regarder trois passages bibliques. Premièrement regardons Jean 13:36-38 ensemble.

"Simon Pierre lui dit: Seigneur, où vas-tu? Jésus répondit: Tu ne peux pas maintenant me suivre où je vais, mais tu me suivras plus tard. Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit: Tu donneras ta vie pour moi! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m'aies renié trois fois."

Qu'est-ce que l'occasion alors? Jésus parle avec ses disciples. Il les explique ce qui va lui arriver dans quelques temps. Il montre à ses disciples la nature du service qu'il demande d'eux en les lavant les pieds. C'est un moment où il dévoile un peu son cœur mais Pierre se fixe sur une chose en particulière. Jésus a dit qu'il va partir. Cela est dérangeant pour Pierre. Pierre était un homme dévoué, prêt à agir pour Jésus, mais ici il est un peu confus... comment est-ce que c'est possible que Jésus va les quitter? Pierre, ainsi que les autres disciples, veut que Jésus reste.

Pierre était aussi un homme très terre à terre, il disait ce qu'il pensait même si ce qu'il pensait n'était pas très bien réfléchi. C'est pourquoi il sort sa déclaration mémorable: "Je donnerai ma vie pour toi!" Dans l'évangile de Matthieu nous trouvons en plus qu'il a proclamé à Jésus, devant tous les autres disciples que "quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi."
Avec l'avantage qui vient avec le recul nous avons la tendance de grimacer quand nous entendons ces paroles. Nous savons ce qui va arriver. Mais ce qu'il dit il dit avec toute sincérité. Seulement Pierre ne connait pas vraiment bien son propre cœur, ni la tendance humaine de promettre beaucoup plus que nous ne pouvons jamais faire.

La réponse de Jésus est poignante: "Tu donneras ta vie pour moi!" Ce n'est pas vraiment une déclaration, c'est une question. Il est difficile de faire passer de l'émotion dans un texte mais ici nous pouvons bien imaginer que Jésus regardé Pierre de droit et dit "Vraiment?" Il n'y a même pas un soupçon de sarcasme ni colère à l'énonce impétueux de Pierre. Il y a une calme assurance de la part de Jésus. Il sait ce que réserve l'avenir pour son disciple bien intentionné mais orgueilleux. Sa réponse aurait été surement comme un gifle pour Pierre : "En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m'aies renié trois fois."

Comme je vous ai dit il y a quelques minutes, il n'est pas à nous de juger Pierre. Son échec, quand il est venu, était terrible mais sa motivation était tout à fait louable. Le problème c'est que Pierre était conduit par sa croyance qu'en lui-même il pouvait faire ce qu'il a déclaré. Il ne s'est pas arrêté pour vraiment écouter ce que Jésus disait et il cherchait à agir tout de suite. Il avait, peut-être, une notion de ce que Jésus allais souffrir mais il s'est précipité d'y prendre part sans comprendre la nature de ce que Jésus seul pouvait faire.

Si nous considérons les circonstances de cet échange nous pouvons peut-être comprendre pourquoi Pierre a dit ce qui lui est venu en tête. Les disciples ont managé ensemble avec Jésus, ils parlaient, ils étaient confortable dans l'amitié du moment, ils étaient en sécurité... pas si difficile de lâcher un mot de trop, facile d'être enthousiaste quand il fait chaud. Mais comment est-ce que c'était dans le froid de la cour à la maison du souverain sacrificateur à Jérusalem?

Je crois que c'est là où se trouve notre exemple. Quand nous sommes ensemble, des chrétiens qui louent le Seigneur dans un groupe, quand il y a du partage, quand il y a de l'amitié, quand nous sommes confortables, être chrétien c'est assez facile.

Quand j'avais 15 et 16 ans je suis allé à une grande conférence chrétienne en Angleterre qui s'appelait "Spring Harvest". Chaque fois c'était une semaine magnifique - des nouvelles expériences, des nouveaux chants de louange, des nouveaux enseignements, des nouveaux amis. Quand je rentrais chez moi je marchais sur l'air, je brulais avec amour pour le Seigneur, je voulais prendre le monde pour lui! Et le lundi je devais aller à l'école. Mon amour pour Jésus n'avait pas changé, mais il est devenu beaucoup plus difficile de l'exprimer tout seul devant mes amis. Après un certain temps il fallait revenir à la terre... cela ne met pas en question l'expérience, mais veut dire que dans la réalité rude de la vie quotidienne le confort de la présence de beaucoup d'amis chrétiens peut sembler être lointain.

En tant que pasteur j'ai un grand avantage sur vous. Quand je dis aux gens "Je suis un pasteur" ils comprennent plus ou moins ce que je suis. Je suis un chrétien à plein temps qui va essayer de les convertir. C'est incroyable comment on peut faire arrêter une conversation avec ces quatre mots. Mais si vous travaillez dans le monde, toujours avec des non-croyants, seul en tant que chrétien, les choses sont plus difficiles. Chacun de nous doit choisir comment il, ou elle, va se présenter.

Qu'apprenons-nous de Pierre qui pourrait nous aider? Je crois, que nous devons nous reposer sur Jésus. Il ne demande pas des grands gestes ou des grandes promesses en ce qui concerne ce que nous allons faire pour lui devant le monde. Il demande simplement que nous le suivons avec fidélité, ouvert à écouter sa voix. Il est bien possible, probable même, que nous soyons humiliés pour notre foi. Jésus ne dit jamais le contraire, mais que cela sois selon et pour ce qu'il nous demande, et non pas parce que nous nous sommes jetés sur une bonne idée de ce que nous voulons faire pour montrer notre dévouement. Jésus n'avait pas besoin que Pierre se martyrise ce soir là. Il n'a pas besoin non plus que nous nous martyrisons devant nos copains, nos collègues ou notre famille pour faire preuve de notre amour.

Je me rends bien compte que je marche sur un terrain délicat ici. Certainement je ne veux pas vous encourager à cacher votre lumière sous le boisseau - pour reprendre les paroles de Jésus dans Mathieu 5. Le monde doit savoir ce que nous sommes, si non il ne va jamais apprendre la bonne nouvelle de la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Je ne veux pas non plus étouffer l'enthousiasme que nous pourrions avoir pour le Seigneur, c'est dans la nature de certains de démontrer plus facilement leur foi, d'autres sont plus réservés. Mais nous ne parlons pas de nos tendances naturelles. Nous parlons plutôt d'une attitude qui dit "Moi, je peux..."
Notre désir d'agir, servir même, peut être poussé simplement par notre égoïsme, un désir malsain de montrer combien nous sommes un bon chrétien ou une bonne chrétienne, mieux même que les autres.

L'humiliation

Nous avançons quelques jours maintenant. Nous sommes à Jérusalem la nuit avant la crucifixion. Jésus est entre les mains de ses ennemis. Il a été capturé dans le jardin de Gethsémané et, selon Jean 18:13 "Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là." Pierre, avec un autre disciple, suit de loin. L'autre disciple était probablement l'Apôtre Jean. Ils arrivent à la maison d'Anne. Jean y entre sans problème - il est connu. Pierre reste dehors jusqu'à ce que Jean ne revienne lui chercher. Puis Pierre se trouve tout seul encore une fois. Jean entre dans la maison avec Jésus, Pierre reste dans la cour. Il fait froid.

Lisons Jean 18:17-27 pour connaitre la suite.

La première question posée à Pierre n'était pas méchante. C'était une simple demande de renseignement, est-ce qu'il était un disciple de Jésus? Il n'y a aucune menace. Mais Pierre répond tout de suite avec un déni. "Non, Je n'en suis point." Nous avons l'impression que Pierre a été surpris et sa réponse est sortie sans beaucoup de réflexion. Puis il y a encore des questions et chaque fois Pierre dit qu'il ne connait pas Jésus, qu'il n'est pas un de ses disciples. Il renie son Seigneur. Et le coq chant.

Jean ne nous dit pas ce que fait Pierre après cela. Nous apprenons des autres évangiles qu'il a pleuré amèrement. Luc, dans son évangile nous dit en plus que "le Seigneur, s'étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite." Il n'est pas difficile d'imaginer qu'il se souvenait aussi de ses propres paroles orgueilleuses. Qu'est-ce qu'il y avait dans le regard de Jésus? Pas de colère, pas d'amertume, peut-être de la déception, mais surtout de l'amour pour son disciple si fragile, faillible et inconstant. Je suppose que c'était Pierre qui a baissé les yeux le premier pour éviter ce regard.

Dans son récit de ce qui s'est passé ce soir-là Jean fait une comparaison. Il parle premièrement de Pierre dans la cour, puis la scène change et nous sommes avec Jésus pendant qu'il répond aux questions de ses interrogateurs. Après cela nous retournons dans la cour, là où Pierre fait ses derniers reniements. Il y a un contraste. Jésus se tient devant ses ennemies. Il ne nie rien. Il affirme qu'il a "parlé ouvertement au monde" et qu'il n'a "rien dit en secret". Mais Pierre, il s'écroule devant les questions qui lui sont posées et il nie tout. Il y a une légende qui dit qu'après cette nuit-là, partout où Pierre allait les gens faisaient le bruit d'un coq pour lui rappeler son échec.

Encore une fois, sommes-nous en position de juger Pierre? Qui, quand le moment s'est présenté de s'identifier avec Jésus ne s'est jamais tu? Etre reconnu comme étant chrétien n'est pas toujours ce que nous voulons. A un moment ou un autre nous échouons tous. Nous avons des meilleures intentions, mais... nous n'arrivons pas à ouvrir la bouche et dire "Oui, je suis un de ses disciples".

Et la suite c'est la culpabilité et la honte. Nous savons ce que nous aurions dû faire, mais nous ne l'avons pas fait. Malheureusement il n'y a pas mal de chrétiens qui n'avancent plus après l'échec. Ils se déclarent indignes. Ils se disent qu'ils ont raté une fois et ils ne saurent jamais se relever. Ils vivent avec le poids de la culpabilité, incapable d'avancer, incapable de faire marche arrière et faire face à ce qu'ils ont fait. Dans la prise de l'auto-condamnation ils sombrent. Mais, comme pour Pierre, l'échec n'est pas nécessairement la fin de l'histoire pour celui qui connait Jésus-Christ. C'est lui qui peut nous relever, nous pardonner et nous donner un nouveau mandat pour lui servir.

Le pardon

Bien qu'ils aient témoigné de la résurrection de Jésus après tout ce qui s'est passé les disciples semblent avoir perdu l'espoir. Ceux qui travaillaient avant comme pêcheurs se sont retournés à leurs filets. La promesse de Jésus de faire d'eux des pêcheurs d'hommes est quelque part oubliée. Maintenant Jésus rencontre ses disciples sur la plage, il les cherche là où ils sont. Après avoir fait à manger pour ses amis Jésus parle à Pierre.

Lisons le récit de leur conversation dans Jean 21:15-17. Pour la première fois depuis longtemps Jésus appelle son ami par son nom original - Simon. Pour l'instant ce n'est plus Pierre le rocher, c'est Simon le petit caillou. Simon doit reconnaitre son échec et, la chose la plus importante, qu'il ne peut pas tout faire tout seul par ses propres forces. Il doit mettre sa confiance en Jésus. Seulement quand il fait cela peut-il devenir encore une fois Pierre le rocher sur lequel Christ va bâtir son église.

Trois fois Pierre a renié Jésus, trois fois Jésus va lui poser une simple question. La première qu'il pose c'est "m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci?" Je crois que Pierre aurait regardé autour de lui, aux autres disciples devant lesquels il a déclaré qu'il ne tombera jamais même si eux ils tombent. Avant, Pierre s'estimait un des meilleurs, sinon le meilleur. Il se croyait le plus fidèle, le plus loyal, un exemple d'amour et respect pour le Seigneur. Quoi dire maintenant? Il ne sait qu'une chose - "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime". Dans sa réponse Pierre ne s'appui plus sur lui-même, il dit simplement "tu sais". Il n'y a rien qu'il puisse dire pour convaincre Jésus de son amour, il dépend du fait que son Seigneur connait son cœur.

Encore une fois Jésus pose sa question "Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu?" Et puis une troisième fois "Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu?" Jean nous raconte qu'avec cette troisième question Pierre "fut attristé". Pourquoi? Pierre se trouvait devant la réalité de son échec et il n'est pas confortable. Les questions répétées de Jésus sont comme une sonde qui va aller au cœur de tout ce qui s'est passé. Il ne doit rester aucun doute pour Pierre - aucun doute sur la nature de son échec mais aussi aucun doute sur combien il est pardonné. Mais ce processus est douloureux.

Premièrement faire face à nos fautes, nos erreurs n'est jamais très agréable. Nous aimons penser que nous sommes "pas mal". Nous avons la fâcheuse tendance de vouloir cacher nos points faibles. Mais le Seigneur ne nous permet pas de nous cacher, il nous voit comme tel que nous sommes et il faut que nous nous voyions de la même façon.

Deuxièmement, nous avons souvent difficile à accepter le pardon de Dieu. Combien nous sommes pervers! Il y a, il me semble et en générale, deux raisons pour lesquelles nous avons cette difficulté. Pour certains d'entre nous admettre notre besoin du pardon de Dieu et recevoir son pardon c'est admettre que nous ne sommes pas le maître de tout. C'est céder place à un autre. Tant que nous sommes en tort nous essayons de nous justifier, répondre à Jésus c'est tout lâcher - notre égoïsme, notre estime de ce que nous sommes, notre désir même de contrôler notre vie. Ou nous nous croyons indignes de recevoir le pardon. Nous considérons que notre péché est trop sérieux, trop lourd à porter. Nous croyons qu'à cause de la gravité de ce que nous avons fait (à nos propres yeux!) nous ne pouvons pas être pardonnés.

Pour finir ces deux réponses, ces deux raisonnements, reviennent à la même chose: l'orgueil. C'est dire que ce que Christ a fait n'est pas assez. D'un côté nous croyons pouvoir s'occuper de nos problèmes et nos échecs nous-mêmes, de l'autre que personne ne peut s'occuper de nos problèmes et nos échecs. Et cela minimise, annule même, ce que Jésus à fait à la croix. Quand il a dit, sur la croix, "Tout est accompli", cela signifiait qu'il s'est occupé de tout notre péché - il n'y en a aucun qui est hors de l'œuvre achevée au Calvaire. Si nous appartenons à Jésus nous ne pouvons pas nous mettre en dehors de sa grâce. Et si nous avons ces croyances la chose à faire c'est de remettre nos pensées entre les mains du Seigneur, que nous soyons "transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que [nous discernions] quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait."

Cependant, nous voyons que Pierre se hérisse. Il est enfin au bout de lui-même mais il semble qu'il y a quand même une bataille qui fait rage au-dedans de lui. Mais cette fois-ci l'ancienne nature de confiance en soi ne prend pas le dessus. Pierre a changé, il n'est plus le même. Pour finir il fait appel encore une fois à ce que Jésus connait de lui.

Chaque fois que Pierre affirme son amour pour Jésus il reçoit une réponse de son Seigneur, un ordre. "Pais mes agneaux" ou "Pais mes brebis". Le Seigneur donne à Pierre un nouveau travail à faire. Celui qui était un pécheur d'hommes deviendra un berger d'hommes - chargé de s'occuper des nouveaux chrétiens qui allaient se rejoindre au petit groupe de disciples dans les jours à venir, après le jour de la pentecôte. L'homme, Pierre, qui se met debout pour parler à la foule ce jour-là n'est pas de tout comme l'homme que nous voyons dans l'évangile de Jean. Il est rempli de l'Esprit, bien sur, mais il est aussi plein de confiance - confiance que son Seigneur agira en lui, qu'il ne doit plus œuvrer par ses propres forces. Et si nous regardons la vie de Pierre après ce moment passé avec Jésus sur la plage nous pouvons voir que le suces de son ministère à dépasse de loin la mémoire de son échec.

Pierre a été pardonné et rétabli, il a été recommissionné. Son échec n'était pas la fin de son histoire. N'est-il pas pareil pour nous? Pour ceux qui aiment Jésus-Christ il y a toujours une deuxième chance. Il est toujours possible de recevoir le pardon du Seigneur si nous nous tournons vers lui avec de l'humilité, prêt à confesser notre faute. Et, par la suite, Jésus nous affirme pour lui servir, il ne nous met pas de côté.

Je crois que je dois dire quelque chose "entre parenthèses". Notre péché peut toujours être pardonné. Cela il faut souligner. Mais après avoir commis certains péchés nous ne sommes plus en mesure de continuer dans certains domaines de service. C'est-à-dire, il est possible qu'il y ait des conséquences à notre péché même si le péché lui-même a été pardonné. Un exemple : Si un pasteur ou un ancien, tombe dans le péché sexuel, l'adultère peut-être, il ne peut pas continuer dans son rôle au sein de l'église - il n'est plus "irréprochable", "sobre" ou "modéré" - des choses importantes qui sont parmi les critères pour ceux qui aspirent à la charge d'évêque (une position de responsabilité quelconque dans l'église) selon 1 Timothée 3. Cela ne veut pas dire qu'un tel homme ne peut plus rien faire, mais la barre est plus haute pour ceux qui veulent diriger l'église. C'est certain que c'est un encore un sujet délicat et qu'il faut agir cas par cas. Je ferme la parenthèse!

Conclusions

Pierre, un homme qui était orgueilleux, a grandi. Il a été humilié par son échec mais il a trouvé, en Jésus-Christ, une deuxième chance. Non par une question d'hasard ou mérite mais le résultat de ce que Jésus à fait à la croix pour nous, pécheurs perdus.

Etre chrétien est un processus. La bible elle-même parle des enfants, des jeunes et des adultes dans la foi. Nous devons tous grandir pour parvenir à la maturité - " à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ" comme Ephésiens 4:13 nous le dit. A chaque étape nous faisons des échecs, que cela soit comme un bébé qui chute quand il essaye de marcher, comme un jeune qui fait une bêtise dû à son ignorance ou comme un adulte qui croit avoir tout gâché dans sa vie.

Le Seigneur peut, il veut, nous relever pour que nous continuions à marcher avec lui et lui servir. Cela va être parfois difficile pour nous. Devoir faire face à nos échecs, admettre nos fautes et nous tourner vers Christ en humilité n'est pas confortable. Mais nous avons un sauveur tendre et compatissant qui ne va ni nous accuser ni nous rejeter.

"Nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins."


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