* Imprimer

  Ecouter ce message
ou Télécharger en MP3 (11,56 Mo)

Lire la Bible

Cliquez les mots soulignés pour faire ouvrire une fênetre avec le verset ou passage approprié de la Bible Louis Segond.

Ou, cliquez ici pour avoir la table de matières pour la Bible entière dans une nouvelle fênetre.

Commentaires?

Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

1 Jean 5:14-21

Nous savons que…

Ce matin nous arrivons au dernier message dans la série sur 1 Jean que nous avons commencée l'année passée. Tout au long de sa lettre l'Apôtre Jean, en parlant aux membres de l'église d'Ephèse, a insisté sur l'importance d'un comportement qui s'accordé avec ce qu'on croit. La théologie doit aller main en main avec la pratique. Il y a certaines choses à croire et certaines choses à faire et tout trouve son point de départ dans l'amour de Dieu pour son peuple. Les enfants de Dieu doivent ressembler à leur Père et aimer aussi son peuple.

Dans le passage que nous allons regarder Jean dit cinq fois "Nous savons que…" Que savons-nous donc? Dans ce passage il y a quatre choses que nous savons selon ce que Jean nous a écrit:

Lisons 1 Jean 5:14-21 ensemble. Nous allons passer la plupart de notre temps à regarder les deux premiers titres sur la prière et le péché. Comme cela vous savez déjà que quand j'arrive à parler du monde et de Dieu je ne suis pas parti pour des heures!

Nous savons ce que c'est la prière

La prière est notre moyen de communiquer avec Dieu. Par la prière nous lui parlons, nous lui posons nos questions et nous faisons nos demandes. Cependant pour beaucoup de chrétiens la prière est un sujet quand même difficile. Nous nous demandons si Dieu nous écoute vraiment, s'il va nous répondre, et comment. La prière peut sembler tellement éphémère. Quand nous parlons avec un ami face à face nous le voyons, nous voyons s'il nous écoute par ce qu'il fait et il nous donne sa réponse dans le moment même.

Si nous considérons d'autres formes de communication il y a des choses qui manquent mais la communication est quand-même claire. Au téléphone nous ne voyons pas la personne mais nous sommes capables de discerner ce qui se passe juste en entendant une voix. Avec l'e-mail nous ne voyons ni entendons la personne mais nous avons ses pensées écrites sur notre écran (ou sur papier pour ceux qui impriment leurs e-mails…) Mais la prière est autre chose. Nous parlons, à haute voix ou dans notre tête, mais, il est assez rare que nous entendions une voix qui nous parle de retour. La communication semble aller dans un seul sens.

Jean, au verset 14, nous rassure au sujet de la prière. Il y a deux choses, il nous dit, que nous puissions savoir avec certitude: Dieu nous écoute. Dieu nous répond. Cette assurance dépend toujours de Dieu et le fait que c'est lui qui a établi la relation, il est notre Père, nous sommes ses enfants et il est un Père bienveillant. L'assurance dont Jean parle c'est la confiance d'un enfant qu'il peut parler ouvertement, sans complexes, de manière relax, mais respectueuse avec son papa.

"Auprès de lui" veut dire, simplement, être dans sa présence. Oui, la communication ne se fait pas face à face comme avec un ami humain, mais nous sommes dans la présence de Dieu, par l'Esprit Saint, quand nous prions. Et il nous écoute qui sous-entend qu'il va répondre. Cependant, il y a une condition. Nous devons prier selon sa volonté. Voici, une citation que j'ai trouvée utile pour comprendre que veut dire prier selon la volonté de Dieu: "Le caractère fondamental de la prière… c'est que la volonté de la personne qui prie coïncide avec la volonté de Dieu. La prière n'est pas une bataille, mais une réponse; sa puissance consiste en levant notre volonté à Dieu, non pas en essayant de descendre sa volonté vers nous."

Il nous reste quand même un problème. Parfois nous prions et notre prière est, tant que nous en sommes conscient, bien en accord avec la volonté de Dieu. Mais il semble qu'il ne répond pas. Quoi faire? Parfois nos propres désirs ne sont pas les désirs de Dieu pour nous. Ce que nous cherchons n'est pas ce que notre Père cherche pour notre mieux.
Et, par la foi, nous pouvons, devons, accepter cela.

En petit exemple: Parfois on me demande si cela me dérange que Dieu ne me guérit pas. Quoi dire comme réponse? Prier pour la guérison est bien dans la volonté de Dieu, nous le faisons et de temps en temps nous voyons des réponses merveilleuses à nos prières. Et parfois le ciel semble être fermé à nos prières. Ma réponse: Par moment, oui, cela me dérange, j'ai prié et je prie toujours, d'autres ont prié et prient toujours… mais j'accepte que Dieu a choisi de ne pas me guérir, au moins pour l'instant. Je peux soumettre ma volonté à la sienne parce que j'ai confiance qu'il sait ce qu'il fait avec ma vie.

Et parler ainsi ne doit pas être un problème pour nous. Nous ne sommes pas fatalistes ni dans le déni. Quand, dans le jardin de Gethsémani, Jésus a prié "Que ta volonté soit faite" il soumettait sa volonté à celle de son Père. Il savait que faire la volonté de son Père lui amènerait à la mort, une mort horrifique. Il n'aurait pas été humain s'il avait dit "Chouette, crucifie-moi, je suis pressé!!" Chercher à ne pas mourir est complètement normale! Il a demandé que le fardeau de ce qui était à venir soit enlevé. Et son Père à dit "Non". Sa réponse: "Que ta volonté soit faite" et il est allé à la croix. Sa volonté n'a pas été écrasée par un Père autoritaire: "Tu feras ce que je te dis et tu l'aimeras!" Non, il a soumis sa volonté à celle de son père, c'était son propre choix.

Si Dieu nous écoute il nous répond quand nous prions selon sa volonté. Jean, à la fin du verset 15, parle "au présent". Il n y a pas de "en attente" avec Dieu. Sa réponse est immédiate même s'il faut un peu de temps pour voir les résultats, au moins de notre optique. Quand nous mettons notre confiance en Dieu dans la prière nous ne serons jamais déçus.

Entre parenthèses

Aux versets 16 et 17 Jean fait, il me semble, un petit "entre parenthèses" à ce qu'il dit concernant la prière. Ce qu'il dit est lié à ce qu'il va dire au verset 18 mais il est toujours pris par le sujet de la prière. Et ici nous arrivons à deux versets qui ont provoqués pas mal de discussions entre des chrétiens au fil des années.

Lisons-les encore une fois: "Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu'il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort; ce n'est pas pour ce péché-là que je dis de prier. Toute iniquité est un péché, et il y a tel péché qui ne mène pas à la mort."

Pour beaucoup la question la plus pressante qui sort de ces deux versets c'est "Qu'est-ce que le péché qui mène à la mort?", suivit par "Est-ce que je l'ai commis?" Mais est-ce qu'elles sont des bonnes questions? A mon avis, au moins nous pouvons dire que ce ne sont pas les questions les plus importantes. Nous allons passer quelques moments à regarder ces questions avant de parler de la chose qui est plus importante dans ces versets.

Beaucoup d'encre a coulé au sujet du péché qui mène à la mort dont Jean parle. Il serait tout à fait possible de passer des heures à en parler. Nous n'avons pas des heures je fais donc un résumé!

Premièrement il faut réfléchir à ce que Jean veut dire par "la mort" dans ces versets. Il y a trois sortes de "mort" que nous trouvons dans la Bible. Il y a la mort physique que nous allons tous rencontrer un jour, si le Seigneur ne revient pas avant notre décès.

Puis, dans Ephésiens 2:1 l'Apôtre Paul parle de la mort spirituelle: "Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés." Ceux qui sont mort spirituellement ne connaissent pas Dieu, ils sont incapables de le connaitre et incapables de changer leur état. C'est l'Esprit Saint qui doit les faire vivre pour qu'ils puissent se tourner vers Dieu. Pour finir, il y a la deuxième mort dont Jean parle dans le livre de l'Apocalypse. Cette mort c'est la mort qui est réservée à ceux qui ont rejeté Dieu tout le long de leur vie terrestre, c'est la destination ultime de ceux qui haïssent Dieu.

Il me semble que Jean pense surtout à cette troisième mort - la mort éternelle des impénitents. Le péché qui mène à cette destination c'est le rejet continuel, calculé et obstiné de Dieu. Ce péché ne peut pas être pardonné. Nous savons que Jésus est mort pour tous, mais la personne concernée ne veut pas être pardonné. Il préfère rester dans sa rébellion et son rejet du salut qui lui est offert gratuitement. Il refuse le pardon, donc le pardon ne peut pas être accordé. Dieu ne s'impose pas sur une telle personne!

Certains pensent que, dans ces versets, Jean parle de ceux qui avaient quitté, et qui essayaient de scinder, l'église d'Ephèse. Malgré toute leur, soit disant, "connaissance spirituelle" ils ont passe de côté l'essentiel - l'amour pour Dieu et pour les autres. En fait, par leurs actions ils ont montrés qu'ils n'aimaient pas Dieu et qu'ils n'aimaient pas son peuple non plus. Mais je ne suis pas convaincu à 100% que Jean parle de ces gens-là. La grâce de Dieu va loin et nous ne savons jamais comment le Seigneur va intervenir dans la vie d'une personne bien que nous les voyons à ce qui semble être un point très bas. Pour arriver au point qu'on ait commis le péché qui mène à la mort je crois qu'on est déjà allé très très loin dans sa rébellion contre Dieu.

Qui veut dire que si nous sommes même un tout petit peu sensible à notre propre péché, sa gravité et l'effet que cela puisse avoir, nous n'avons pas commis le péché qui mène à la mort. Autrement dit, si vous êtes ici ce matin pour louer Dieu et écouter ce message vous n'avez pas commis ce péché dont nous parlons.

Et c'est ici que nous arrivons au point important de ce que dit Jean. Tout péché est grave mais tout péché n'a pas les mêmes conséquences. Il y a du péché qui ne mène pas à la mort que nous commettons, et cela doit être corrigé et nous devons être sensibles à ce "genre" (entre guillemets) de péché. Il n'est pas question qu'un chrétien puisse commettre le péché qui mène à la mort, non cela n'est pas notre problème. Notre problème c'est que devons prendre au sérieux les "petits" péchés qui sont les nôtres.

Aux yeux de Dieu ces péchés sont aussi graves que celui qui mène à la mort - selon le verset 17: "Toute iniquité est un péché". Mais Jean veux que nous sachions que ces péchés sont aussi couverts par le sacrifice que Jésus a fait pour nous à la croix. Si nous confessons ces péchés Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité - ce sont les paroles de Jean lui-même au chapitre 1, le verset 9.

De temps en temps nous voyons chez les autres du péché dont eux, ils semblent être inconscients. La Bible parle ailleurs de comment nous pouvons, et parfois devons, réagir face au péché des autres. Parfois il faut parler avec un pécheur pour lui montrer son péché. Parfois il faut la confrontation et que le péché soit dévoilé devant tous, mais ici Jean nous dit simplement que nous devons prier.

Avant de parler de cette prière il y a certains points à noter. Jean suppose, premièrement, que le péché dont il parle est un péché visible - "Si quelqu'un voit son frère". Nous ne parlons pas des attitudes ou des intentions mais bien des actions. Deuxièmement Jean parle d'autres chrétiens, ceux qui sont nos frères, et nos sœurs bien sûr. Pas de place ici pour viser ceux qui sont en dehors de l'église. Ceci est une question de ce qui se passe dans l'église, chez nous. A nous de nous occuper de nos propres affaires, problèmes et péché. Laissons Dieu s'occuper du péché du monde comme Paul dit dans 1 Corinthiens 5:12-13 "Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N'est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge."

Le fait que nous voyons, de temps en temps, du péché chez les autres ne doit pas nous aveugler à notre propre péché. Malheureusement il est plus facile de montre du doigt un autre que se regarder soi-même. Jean ne nous donne pas de place de faire des "chasses aux sorcières" pour découvrir d'autre péché chez les autres. Nous ne devenons pas non plus juges "haut placés" des autres comme si nous étions parfaits. Dieu nous appelle à juger le péché, mais nous jugeons tout en étant conscient du fait que nous sommes aussi pécheurs qui ont besoin d'être pardonnés. Dans ce qu'il dit Jean nous montre que, simplement, si nous voyons du péché il y a quelque chose à faire

Et une question se pose: "Comment savoir quand il faut simplement prier et quand il faut parler et confronter?" Là, il faut admettre que c'est difficile, il n'y a pas de liste qu'on puisse consulter ou un questionnaire qu'on puisse faire pour catégoriser le péché. Certains ont essayé - et le résultat c'était l'idée du péché mortel et vénal de l'église Catholique qui permet, il me semble, au gens de sous-estimer leur propre péché et surestimer ce des autres.

Au moins, il me semble qu'il faut toujours commencer par la prière et puis, peut-être, par la suite aller plus loin. Il y a une progression. Il faut la sagesse. Il faut voir, je crois, l'effet du péché en question sur l'église et la vie de l'église. Il faut peser les options et les conséquences et il faut la sagesse… je crois que j'ai déjà dit cela. J'ajoute aussi que peut-être ce que nous fassions va dépendre, en partie, de notre relation avec celui qui a commis le péché dont nous parlons, surtout s'il faut en parler. Il n'est pas toujours possible pour ceux qui sont les plus proches de parler, ils sont trop là-dedans, trop touché par le péché. Une voix de l'extérieure peut être utile. Mais je suis aussi bien conscient que c'est parfois la parole d'un époux ou une épouse ou un ami qui fait tilt. Et il faut la sagesse, combien il faut la sagesse!

Comment prier alors? Dans nos prières nous demandons au Seigneur qu'il puisse agir dans la vie de celui qui a péché. Nous prions que cette personne puisse se rendre compte de ce qu'il (ou elle) fait, qu'il se repent et qu'il se tourne de nouveau vers le Seigneur. Et puis, dans le contexte de ce que Jean dit de la prière, nous pouvons nous attendre à ce que Dieu répond à la prière pour le pécheur, qu'il lui accord la vie, c'est-à-dire qu'il revient à la raison, confesse son péché et reçois le pardon du Seigneur. A ce point-là nous n'avons plus rien à faire dans l'histoire. C'est seulement si la personne reste impénitente qu'il faut aller plus loin.

Combien de temps faut-il donner? Je ne sais pas, je crois qu'il faut donner le Seigneur du temps, il faut être patient, tant que cela ne devienne pas une excuse de ne rien faire… Est-ce que j'ai déjà dit qu'il faut de la sagesse?

Nous savons ce que c'est le péché

Après son petit détour pour parler du péché que nous voyons chez un de nos frères ou sœurs Jean parle plus généralement du péché. Il nous rappelle que nous savons ce que c'est le péché. Le verset 18 est encore un verset intéressant parce qu'il a été, historiquement, traduit de deux façons différentes. La version que vous avez va dépendre de la version de la Bible que vous lisez.

Dans l'église nous lisons souvent dans la version Segond. Parmi d'autres versions semblables, la Segond dit "Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas." Puis, La version Nouvelle Segond, encore entre autres, dit "Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas; mais celui qui naît de Dieu le garde, et le Mauvais ne le touche pas." La différence se trouve dans la dernière partie du verset qui parle de celui qui est nait de Dieu. Selon la version qu'on lise Jean parle soit du chrétien ou de Christ - et cela change un peu comment nous interprétons le verset.

Qu'est-ce qui se passe donc? Pour ceux qui font les traductions du grec originel du Nouveau Testament il existe plusieurs manuscrits écrits sur papyrus et parchemin. Il y a quelques grands manuscrits qui contiennent le Nouveau Testament entier et aussi des morceaux d'un livre ou plusieurs livres ensembles. Le plus ancien de ces manuscrits date du deuxième siècle. Pour 1 Jean le fragment le plus ancien s'appelle Papyrus 9 et contient 1 Jean 1 Jean 4:11-12,14-17 et date du début du troisième siècle.

Chaque manuscrit du Nouveau Testament produit entre le temps des Apôtres et l'apparition de la presse à imprimer dans le quinzième siècle était écrit à la main, et parfois il y avait des erreurs qui se glissaient dans le texte. Est-ce qu'un problème? Pour la plupart non, pas du tout, nous avons tant de manuscrits - plus que 5000 - qu'il est possible de reconstruire le texte originel, avec certitude, avec un peu de travail. Mais parfois les manuscrits fiables, de la même qualité, sont témoins des différences dans le texte et, pour finir, le traducteur doit choisir entre deux options. Il y a une telle différence entre manuscrits au verset 18. Sans vouloir trop entre dans tous les détails pour les deux options, la différence n'est qu'une lettre, un "e". Et cet "e" change un pronom normal en pronom réflexif. D'où la différence dans les deux textes que j'ai lu il y a quelques instants.

Il n'y a pas de grand point théologique qui est en jeu dans ce verset mais il est important quand même, je crois, de noter que ce verset en particulier n'est pas 100% simple. Pourquoi? Si nous prenons la première version de ce verset que j'ai lu il y a quelques instants il semble que nous avons le devoir, tout seul, de nous garder du péché nous-mêmes - une tâche qui nous semble impossible, nous sommes faibles, nous tombons, comment y arriver? Mais avec l'autre version nous trouvons de l'assurance - c'est Jésus qui nous garde. Est-ce qu'il faut donc jeter la première traduction et remplacer toutes les bibles de l'église? Non, quand-même! Que nous soyons responsables de nous garder du péché est un principe très important que nous trouvons partout dans la Bible. Nous avons une certaine responsabilité là-dedans. Mais nous ne sommes pas tout seul. Jésus nous garde, il nous soutien et il nous aide.

Dans ces versets Jean veut nous rappeler aussi que le Chrétien ne vit pas, d'habitude, dans le péché. Vivre ainsi est incongru pour un enfant de Dieu. Nous avons été libérés du pouvoir du péché quand Jésus nous a sauvés. Rester donc dans le péché c'est comme un chien qui roule dans la boue après avoir été lavé par son maitre. Nous tombons tous de temps en temps, dire autrement c'est nier la réalité, mais vivre dans le péché n'est plus notre "façon d'être".

Nous savons ce que c'est le péché et nous savons que celui qui nous a sauvé nous garde aussi. Comme dit l'Apôtre Paul; nous sommes, en Jésus Christ, plus que vainqueurs sur le péché. Que le péché nous accable de temps en temps ne veut pas dire qu'il doit nous accabler pour toujours!

Nous savons ce que c'est le monde

"Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin." Jean arrive vers la fin de ce qu'il veut dire. Les deux derniers sujets qu'il aborde sont assez courts - il parle du monde et de Dieu. Le monde, comme nous avons déjà vu à plusieurs reprises dans nos études de la lettre de Jean, consiste en tout ce qui s'oppose à Dieu. Pourquoi Jean attitre-t-il notre attention encore une fois sur le monde? C'est pour nous rappeler, encore, que nous appartenons à Dieu. Nous sommes à lui. Et nous sommes en sécurité entre ses mains. Même notre propre péché ne nous sort de sa main. Cependant, nous vivons dans un monde qui est caractérisé par le péché selon Jean. Le monde se trouve dans la prise du malin - le diable et ses forces - et ce monde n'aime pas du tout Dieu et les siens - vous et moi.

Jean ne veut pas nous faire peur, oui, le monde est sous l'emprise de Satan, mais il ne nous touche pas - tant que nous ne chipotons pas avec le péché. A ce moment-là nous lui donnons "accès" comme le dit l'Apôtre Paul dans Ephésiens 4:27. Mais, encore comme nous venons de voir - nous sommes, en Christ, vainqueurs.

Puisque nous sommes de Dieu, et si nous sommes certains de cette vérité, il y a des implications pour comment nous vivons. Nous serons sel et lumière dans ce monde, nous partagerons l'évangile de Jésus-Christ avec ceux et celles qui sont autour de nous, perdu sous l'emprise du Malin, ceux qui ont le destin dont nous avons parlé toute à l'heure.

Nous savons qui est Dieu

Pour finir Jean parle de Christ et de Dieu: "Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle."

En quelques mots Jean nous donne un résume de notre foi et notre espérance. Jésus-Christ a été envoyer par son père - le Véritable de ce verset. Par Jésus-Christ nous connaissons le chemin vers Dieu, c'est Jésus qui nous l'a révélé. Et si nous acceptons de suivre le chemin, Jésus lui-même nous devenons enfants de Dieu et nous avons la promesse de la vie éternelle.

Dans ce verset, quand Jean dit "nous savons que" il nous rappelle que c'est par l'intelligence que nous avons reçu la vérité. La vérité a été proclamée et nous l'avons entendue et nous avons cru. Il n'y a rien d'ésotérique dans notre foi, contre ce que pensaient ceux qui avait quitté l'église d'Ephèse. Il n'y a pas de connaissance cachée qu'il faut découvrir, il n'y a de pas rituel à suivre pour entrer dans la lumière. Tout ce dont nous avons besoin pour trouver la vie nous trouvons dans la parole de Dieu, accessible à tous - enfant et adulte - un livre tellement simple qu'un gamin puisse le lire et trouver Jésus, un livre tellement profond que nous passerons toute notre vie et la comprendre et la mettre en pratique. Comme quelqu'un a dit la bible est comme un lac dans lequel un enfant puisse faire trempette et dans lequel on puisse noyer un éléphant.

Mais cette connaissance, ce savoir, va avoir pour résultat un effet sur notre vie, ce qui est compris par l'intellect doit toucher aussi le cœur et activer notre volonté pour continuer à suivre celui qui est l'objet de notre foi.

Conclusions

"Petits enfants, gardez-vous des idoles." C'est avec ces six mots que Jean clôture sa lettre aux membres fidèles de l'église d'Ephèse, et que nous terminons ce message et cette série.

Nulle part ailleurs dans cette lettre Jean ne parle des idoles. Pourquoi ici alors? Il existe plusieurs théories mais celui qui me semble la plus probable est aussi la plus simple. Jean exhorte les Ephésiens à garder ce qui est vrai - l'évangile qu'il leur a annoncé, la connaissance qu'ils ont de Dieu. Et cela leur changera la vie.

Encore une fois nous revenons sur le simple fait que si que nous croyons va avoir un impacte sur ce que nous faisons - un point clé dans tout ce que Jean a dit dans sa lettre. Si nous restons dans la vérité, si nous gardons notre connaissance de Dieu et son amour nous vivrons, par la suite une vie qui est digne de notre Seigneur.

Vivons maintenant à la lumière de ce que nous savons. Frères et sœurs, gardons-nous des idoles, restons dans la vérité, aimons-nous les un les autres et vivons pour plaire à notre Seigneur et Sauveur.


Si vous avez apprecié cette prédication que vous avez lu et vous aimerez nous aider dans la construction de notre nouveau bâtiment d'église vous pouvez visiter notre site www.1000x50.com, merci.

Retourner à la liste de prédications