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1 Jean 5:1-13

La foi

Parfois il y a des gens qui, en parlant avec leurs connaissances chrétiennes, disent "Si seulement j'avais la foi comme toi". Qu'est-ce qu'ils cherchent? Il me semble que, souvent, ils ne savent pas. Pour beaucoup, "croire" est important, peu import ce que l'on croit. Pour certains, pour finir ils croire en la croyance.

Mais que veut dire vraiment avoir la foi? Une enquête a été faite aux Etats Unis sur des questions religieuses. Une des questions qui a été posée était "Croyez-vous en Dieu?" 95 percent de ceux qui ont été interrogé ont dit "Oui". Puis, par la suite, la question posée était "Est-ce que la religion touche à votre vie quotidienne". 54 percent ont dit "non". Croire semble être important, tant qu'il ne faut rien faire.

Ce matin nous allons continuer nos études dans 1 Jean. Nous arrivons au chapitre 5. Dans les chapitres précédents Jean a beaucoup parlé de l'amour, de la croyance, et de l'obéissance. Au chapitre 5 il introduit un nouveau sujet: la foi.

Lisons 1 Jean 5:1-13.

Nous allons regarder ces versets sur trois titres, chaque titre étant composé de deux mots: Aimer et Obéir, Croire et Triompher et puis Témoigner et Vivre.

Aimer et Obéir

Voici notre premier titre: Aimer et Obéir. Aux versets 1 à 3 Jean nous dit quelque chose qu'il nous a dit plusieurs fois. Il parle encore une fois de l'amour et il le lie à l'obéissance, il parle aussi de la croyance - ce que nous allons examiner avant tout.

Pour le chrétien, ou la chrétienne, la croyance a un objet, nous ne croyons pas en n'importe quoi, nous croyons en quelqu'un, une personne. Cette personne c'est Jésus Christ. Nous croyons certaines choses à son sujet, il y a certaines vérités que nous affirmons. Jean nous en a déjà parlé ailleurs dans sa lettre. Au chapitre 1 il nous a déclaré la divinité de Christ - il est Dieu. Au même chapitre nous avons appris que par la mort de Jésus à la croix nous pouvons être pardonné et purifié de notre péché. Au chapitre 2 Jean a parlé de comment le sacrifice de Jésus a détourné la juste colère de Dieu. Au chapitre 3 nous avons découvert comment, à cause de Jésus, nous sommes devenus enfants de Dieu et puis, au chapitre 4, l'amour de Dieu, montré en Jésus-Christ, nous a été annoncé et expliqué. Aussi au chapitre 4 Jean a insisté sur le fait que Jésus est à la fois humain et Dieu.

Toutes ces choses, nous les croyons. Toutes ces choses sont à la base de la foi chrétienne. Si nous ne croyons pas ces vérités nous ne pouvons pas dire que nous sommes chrétiens. Et puis il y a des conséquences à ce que nous croyons, la foi n'existe pas dans un vide, la foi n'est pas simplement quelques belles idées qui n'ont pas d'impacte sur la vie. Jean le dit clairement: "Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l'a engendré aime aussi celui qui est né de lui."

L'enfant de Dieu, c'est-à-dire, celui qui est né de Dieu, doit aimer ses frères et sœurs. Ce n'est pas en option. Mais, il n'y a rien de nouveau dans ce que je viens de dire, je ne vous étonne pas. Ce qui est intéressant c'est ce que Jean dit après. "Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements."

Normalement, quand Jean dit "nous connaissons que…" c'est pour dire que quand une personne proclame aimer Dieu nous pouvons prouver sa déclaration en regardant comment il aime d'autres chrétiens. Ici, au verset 2, Jean dit l'inverse. Une personne qui dit qu'il aime les autres chrétiens doit le montrer par son amour pour Dieu. Il montre, ou prouve, son amour par son obéissance aux commandements de Dieu, un des commandements étant "aimer vous les uns les autres".

En fait, il semble que les pensées de Jean font un cercle, c'est parce qu'il est impossible d'avoir une des ces deux choses sans avoir l'autre. On ne peut pas aimer Dieu et ne pas aimer ses enfants et on ne peut pas aimer les enfants de Dieu sans aimer Dieu. J'ai trouvé une bonne citation qui nous montre le lien entre l'amour et la foi: "La foi qui n'amène pas à l'amour n'a pas de sens. L'amour qui n'est enracinée dans la foi n'a pas de puissance." Les deux - la foi et l'amour vont main en main.

L'amour que nous avons pour Dieu se voir par notre obéissance à ses commandements. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous allons obéir à quelqu'un. Je vous en donne trois comme exemple. Premièrement, pour certains, nous obéissons par peur. Si nous ne faisons pas ce qu'une personne qui à de l'autorité sur nous nous dit de faire nous serons punis. Nous obéissons parce que nous n'avons pas le choix. Deuxièmement, parfois c'est pour une récompense. Si nous faisons ce qu'on nous demande nous recevons quelque chose de retour. Nous obéissons parce que nous gagnerons quelque chose qui a de valeur pour nous. Dernièrement, nous pouvons obéir par amour. Nous faisons ce qu'on nous demande parce que nous aimons celui ou celle qui nous demande. Nous voulons faire plaisir.

C'est ce dernier, l'amour, qui, normalement, est notre motivation pour obéir aux commandements de Dieu. Sur un point il faut être clair quand nous parlons ici de l'amour. Nous ne parlons pas d'un sentiment tout seul. L'amour dans ce contexte est l'engagement qui dit, malgré les sentiments, "Oui, je ferai ce que tu me demande…" Cet amour est pratique, actif et engagé.

Il y a une autre chose à dire à propos de cet amour. Je ne suis pas l'auteur de l'idée derrière ce que je vais vous présenter maintenant, c'est quelque chose que j'ai lu et qui m'a aidé personnellement.

Nous sommes des êtres qui vivent avec des sentiments, cela il ne faut pas nier. Et parfois ce que nous ressentons à propos de cette vie chrétienne n'est pas toujours encouragent. Nous voyons nos échecs, nos fautes, notre péché et nous sommes accablés par les doutes, nous nous demandons même si nous sommes vraiment sauvés. Nous trouvons peu d'assurance dans les écritures, aussi objectives qu'elles soient. Nous avons des craintes et nous nous sentons mal. Il y a donc une question à poser: "Aimes-tu Dieu? Cherches-tu à obéir à ses commandements?" Si oui, si ces qualités sont présents, notre amour pour Dieu est authentique, vrai et nous pouvons être rassurés. Nous aimons le Seigneur, c'est un amour faible, hésitant même. Mais nous aimons notre Seigneur même quand nous sommes au plein milieu de notre propre péché.

Au verset 3 Jean nous explique que les commandements de Dieu ne sont pas pénibles. D'autres versions disent que ses commandements ne sont pas un fardeau ou qu'ils ne sont pas trop difficiles pour nous. Pourquoi ne sont ils pas pénibles? C'est parce que notre obéissance vient de notre amour pour celui qui nous donne les commandements et nous savons que ses commandements sont donnés pour notre bien.

Quand Jean se sert du mot "pénible" il pense à une charge écrasante, un poids qui est impossible à porter. Ce qui nous rappelle les paroles de Jésus dans Mathieu 11:28-30: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger." Au temps de Jésus les Pharisiens, les chefs religieux, avec leurs lois et leur règles, imposaient un fardeau accablant sur les épaules du peuple de Dieu. En tant que chrétiens nous vivons parfois sous le même poids. Jésus est venu nous libérer de ce poids, nous donner une nouvelle façon de vivre et d'avoir son approbation. Jésus est exigeant dans ce qu'il demande mais il nous donne aussi le pouvoir de faire ce qu'il nous demande.

Si nous obéissons par amour c'est parce que les commandements auxquels nous obéissons nous sont donné par amour pour nous. L'amour de Dieu en nous nous donne le désir de lui aimer et lui plaire de retour.

Quand, et si, nous comprenons correctement la place des commandements de Dieu dans notre vie nous allons trouver notre joie dans l'obéissance. La désobéissance nous fera mal - pas par crainte de la punition - mais parce que quand nous sommes désobéissants nous faisons mal à celui qui nous aime tant.

J'aimerais vous lire deux petits passages des Psaumes. Dans le Psaume 1 nous trouvons ceci: "Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs, Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit!"

Et puis au Psaume 119: "Conduis-moi dans le sentier de tes commandements! Car je l'aime. Incline mon cœur vers tes préceptes, Et non vers le gain! Détourne mes yeux de la vue des choses vaines, Fais-moi vivre dans ta voie! Accomplis envers ton serviteur ta promesse, Qui est pour ceux qui te craignent! Éloigne de moi l'opprobre que je redoute! Car tes jugements sont pleins de bonté. Voici, je désire pratiquer tes ordonnances: Fais-moi vivre dans ta justice!"

Faire la volonté de Dieu n'est pas toujours la chose la plus facile à faire, cela nous savons bien, mais c'est toujours la meilleure chose pour nous. Pourquoi? Parce que Dieu, notre père, s'occupe de nous. Il nous aime, il est sage et il cherche notre bien.

Et quand nous tombons? Il y a de l'espoir. Jean nous dit au chapitre 1, le verset 9: "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité."

Croire et Triompher

Et maintenant notre deuxième titre: Croire et Triompher. C'est à partir du verset 4 que Jean parle vraiment de la foi. Il nous montre pourquoi les commandements de Dieu ne sont pas un fardeau. "Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi." Comme nous avons vu à plusieurs reprises dans cette lettre de Jean, quand il parle du monde il pense à tout ce qui s'oppose à Dieu, tout ce qui est en rébellion contre Dieu. Comment est-ce que nous triomphons donc du monde, qu'est-ce que cela veut-il dire en réalité pour nous?

Le monde rend difficile l'obéissance à Dieu. Comment alors? Le monde n'aime pas Dieu et ses enfants et il les persécute, le chrétien est tenté de renier Christ et détourner de sa foi. Le monde n'est pas d'accord avec ce qui dit Dieu et il essaye de tordre sa parole pour semer la confusion et la doute. Le chrétien est tenté d'abandonner la parole de Dieu pour les idées des hommes qui sont plus confortable à avaler. Le monde avec sa façon de voir, ses valeurs, ses normes et ses préoccupations est en conflit continuel avec Dieu, et donc avec nous. Le chrétien est tenté de céder aux "plaisirs" (entre guillemets) qui sont offerts par le monde, au prix de la pureté et l'honnêteté.

Quand Jean pense au monde il pense aussi à notre nature humaine, ce que nous sommes sans Dieu. Il a dit au chapitre 2: "Tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde." Nous luttons avec la chair, notre veille nature, une bataille bien connue, même l'Apôtre Paul en a parlé dans Romains 7: "Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?..." Sa réponse: "Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!..."

Nous revenons à l'idée qui se trouve dans sa réponse dans quelques instants.
Nous triomphons, par la foi, quand nous ne cédons pas à la tentation. Quelques exemples: Nous triomphons quand nous ne lâchons pas la parole critique qui est sur notre langue qui démolira notre frère ou sœur.
Nous triomphons quand nous confessons notre péché et quand nous nous repentons de notre péché au lieu de blâmer l'autre ou s'auto-justifier.
Nous triomphons quand il est connu au boulot que nous sommes honnêtes.
Nous triomphons quand nous éteignons la télé ou l'ordi au lieu de regarder un film porno.
Nous triomphons quand nous écoutons et aimons au lieu de juger et condamner.
Nous triomphons quand nous ne disséminons pas le nouveau ragot juteux que nous venons d'entendre.
Nous triomphons quand nous prenons position pour Christ au lieu de se cacher et ne rien dire.

C'est là la triomphe dont Jean parle, c'est dans les choses que nous considérons, parfois, banales. Vous saurez trouver dans votre bible, sans difficulté, un commandement associé à chacun des exemples que je viens de vous donner, et certainement vous en trouverez d'autres aussi. Il est vrai qu'il y a des choses plus grandes auxquelles nous devons faire face de temps en temps - la persécution et l'hérésie ne sont que deux exemples. Mais c'est triompher de jour en jour qui est la preuve de notre foi.

Reprenons les paroles de Paul: "Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!..." Comme Paul, Jean reconnais que la source de la triomphe est Jésus. Il insiste que notre foi est importante, mais comme nous avons vu tout au début, c'est important parce que nous plaçons notre foi en quelqu'un. Ce n'est pas notre foi toute seule qui est efficace ou qui agit - cela serait avoir foi en la foi!

Jean continue: "Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu?" Dans cette phrase "Jésus est le Fils de Dieu" Jean fait référence, en quelques mots, à tout ce que nous croyons en Jésus-Christ.
C'est en Jésus-Christ, Fils de Dieu que nous croyons et notre foi doit être active, renouvelée tout le temps. Il n'est pas suffisant de dire "J'ai cru en Jésus en 1979… je n'ai plus rien à faire maintenant…" Chaque jour nous devons placer notre foi en lui.

Témoigner et Vivre

Nous arrivons au troisième titre: Témoigner et Vivre. Les versets 6 à 8 du passage sont considérés parmi les plus difficiles à comprendre de toute les lettres de Jean. "C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l'eau et du sang; non avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang".

Il existe plusieurs idées et plusieurs interprétations de ces versets mais je ne vais pas entrer dans tous les détails ce matin, je vous présente simplement l'interprétation qui à la plus de sens et qui est, pour finir, la plus logique étant donné le contexte de ce que Jean dit à l'église d'Ephèse.

Nous avons déjà vu que l'hérésie de ceux qui ont quitté l'église d'Ephèse concernait la nature de Jésus. Je reprend ce que je vous ai dit quand nous avons regardé le début du chapitre 4 où Jean parlait des faux enseignements qui troublaient l'église. Ce qui ont quitté l'église nous pouvons appeler les sécessionnistes.

Les sécessionnistes croyaient qu'en effet Jésus n'a jamais été vraiment humain, seulement il semblait qu'il a été un être humain. La meilleure définition que j'ai trouvé c'est ceci "le Christ, au cours de sa vie terrestre, n'avait pas un corps réel mais seulement un corps apparent, comme celui d'un fantôme."

Selon les sécessionnistes au moment du baptême de Jésus par Jean Baptiste dans le Jordan l'Esprit Christ est descendu sur l'homme Jésus. Puis, juste avant la crucifixion, l'Esprit Christ est parti laissant l'homme Jésus mourir sur la croix. Cela veut dire que le Christ n'a jamais été crucifié et donc la mort et la résurrection de Jésus n'ont aucune importance. L'eau et le sang dans ces versets sont des symboles. L'eau représente le baptême de Jésus et le sang représente sa crucifixion et sa mort. Seulement Jean ne les vois pas de la même manière que les sécessionistes.

Historiquement, au baptême de Jésus l'Esprit Saint est descendu sur lui et il était équipé pour son ministère à venir. Déjà il y a une différence entre Jean et les sécessionnistes. Pour les sécessionnistes c'était à son baptême que Jésus est devenu Dieu. Avant il n'était qu'un homme normale. Selon l'enseignement de Jean, Jésus était déjà Dieu depuis le début et son baptême était la confirmation de sa divinité. Dans Matthieu 3:16-17 nous lisons: "Dès que Jésus eut été baptisé, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection."

Il est difficile de trouver une déclaration plus claire de la divinité de Jésus, et Jean affirme aussi sa humanité. Une chose que les sécessionnistes ne pouvaient pas faire. Et puis Jean va plus loin. Les sécessionnistes, comme je viens de vous dire, croyaient qu'à la croix l'Esprit est parti de l'homme Jésus. Pour eux celui qui est mort à la croix n'était pas Dieu. Mais Jean insiste que Jésus, sur la croix, était pleinement, et toujours Dieu et homme. Dans son évangile Jean écrit les paroles de Jésus dans les jours avant sa crucifixion. Au début du chapitre 17 nous trouvons des paroles de Jésus où il prie "Père, l'heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie." Pour les sécessionnistes l'idée que Dieu soit crucifié était anathème, une horreur, pour Jean la crucifixion de Jésus révèle la gloire de Dieu.

Le fait que Jean parle de "Jésus-Christ" dans ces versets montre aussi le fait que Jésus est Dieu et homme. "Christ" n'est pas son nom de famille, c'est un titre - Messie, celui qui Sauve. Avec chaque mot Jean construit son argument pour démolir les faux enseignements des sécessionnistes et bâtir la foi des membres fidèles de l'église d'Ephèse.

Puis Jean parle du rôle de l'Esprit Saint: "c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est la vérité. Car il y en a trois qui rendent témoignage: l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord." L'Esprit est témoin de la vie et la mort de Jésus et il communique au peuple de Dieu.

Premièrement, il témoin par la parole de Dieu. C'est lui qui a inspiré les écritures et c'est lui qui témoin de leur véracité. Si nous connaissons la foi, c'est-à-dire le contenu ou les faits de ce que nous croyons c'est parce que nous avons la Bible. Nous écoutons les prédications sur la Bible, nous la lisons et l'étudions pour nous-mêmes. Les écritures sont la source pour notre connaissance de qui est Dieu. Elles sont la source pour notre connaissance de la mort et la résurrection de Jésus. Elles sont la source de toute la connaissance dont nous avons besoin connaitre pour être sauvé. Les écritures, comme j'avais mentionné il y a quelque temps sont objectives.

Puis deuxièmement l'Esprit témoin à notre cœur la réalité de la mort et la résurrection de Jésus. Il nous convaincs en nous-mêmes de notre péché et que Jésus est notre sauveur. C'est par lui qui nous crions "Abba Père", par lui que nous savons que nous sommes enfants de Dieu. Ce témoignage est subjectif, chacun l'expérimente d'une façon différente - le contenu est le même mais notre façon de le comprendre change selon notre âge, notre caractère et ainsi de suite. Tant que nous croyons aux mêmes vérités fondamentales je ne peux pas vous dire "Moi j'ai fait une meilleure expérience que toi!" Néanmoins, il faut quand même insister que pour vous et moi notre expérience doit s'accorder avec ce qui est écrit dans la parole de Dieu. Si non, nous nous embarquons sur la même erreur que les sécessionnistes qui croyaient avoir une nouvelle, et meilleure, connaissance de Dieu que les autres membres de l'église.

L'Esprit est témoin de ce que Dieu a fait pour nous et au verset 9 Jean nous signale que, si nous sommes prêts à accepter le témoignage des hommes au sujet de Jésus nous devons, en effet, être prêts à accepter ce que Dieu dit lui-même de Jésus.
Ce que Jean dit au verset 10 met le point sur ce qu'il à déjà dit concernant les différences entre ceux qui croient en Dieu et ceux qui ne croient pas: "Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils."

Jean parle premièrement des chrétiens, ceux qui ont entendu et qui ont cru en Dieu. Il pense à deux choses. Il pense à ce que nous avons reçu, le fait que le chrétien est convaincu en lui-même de la véracité de la Bible et conscient de ce qu'il a expérimenté pour lui-même après avoir cru. Il pense aussi au témoignage - l'eau et le sang qui sont témoins externes et historiques de la vie, du baptême et de la mort de Jésus. Ce témoignage de Dieu évoque la foi en Christ - pour celui qui reçois et qui accepte le témoignage il est naturel qu'il croit. En fait les deux idées, "accepter le témoignage de Dieu" et "croire au Fils de Dieu" sont pratiquement synonymes.

Puis, ce qu'il dit à propos de ceux qui ne croient pas est solennel. Ces gens disent que Dieu est un menteur, qu'il ne dit pas la vérité. C'est certain que Jean pense aux sécessionnistes dans ce qu'il dit, mais il y a des implications pour tous ceux et celles qui refusent de croire en Jésus - ils se mettent consciemment en opposition à Dieu et à tout ce qu'il a dit. Ils se déclarent ennemi de Dieu. Les conséquence?

Jean les explique aux versets 11 et 12: "Et voici ce témoignage, c'est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie."

La vie éternelle. Pour beaucoup la vie éternelle c'est le ciel où nous allons nous assoir sur les nuages pour jouer de la harpe. Et cela n'est pas vraiment la vie… c'est l'ennuie éternelle. Même pour les chrétiens, nous ne savons pas trop quoi s'attendre de cette vie éternelle dont Jean parle. Qu'est-ce que nous allons faire pour toute l'éternité? Cela sera-t-il comme un dimanche matin qui ne termine jamais… ou quoi?

Selon Jean, dans cette lettre et dans son évangile, la vie éternelle commence maintenant. Nous sommes déjà héritiers de la vie éternelle en ce que:

La vie éternelle parle de la qualité et non pas seulement la quantité de la vie que nous vivons en tant que chrétiens. En plus, toute la joie que nous connaissons ici-bas nous la connaitrons, et beaucoup plus, quand nous serons enfin, et pour toujours, avec Jésus-Christ. Et il n'y aura plus ni peine, ni chagrin, ni regrets, ni douleur. Et cette vie est réservée à ceux et celles qui croient en Jésus. Evidement il y a beaucoup plus à dire à ce sujet - il vaut une prédication, ou dix, toute seule.

Conclusion

Nous terminons en regardant le verset 13: "Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu."

Nous sommes presque à la fin de la lettre de Jean à l'église d'Ephèse. Dans sa lettre il a beaucoup parlé de comment une personne puisse savoir s'il appartient à Dieu ou non. Jean nous a donné des tests de papier de tournesol par lesquels nous pouvons examiner notre vie, notre comportement, nos attitudes et notre croyance pour voir où nous en sommes. Mais au dessus de tout Jean voulait rassurer les membres fidèles de l'église que s'ils croient en Jésus ils ont une espérance et un bel avenir.

Pour nous aussi qui ont la foi en Jésus, nous qui croyons au nom du Fils de Dieu, nous partageons cette espérance et cet avenir.


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