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1 Jean 3:11-18

L'amour en pratique

Le 12 mai 2008 un grand tremblement de terre a touché la province de Sichuan en Chine. Plus de 70.000 personnes ont été tués, 18.000 sont disparus et 374.000 ont été blessés. Mais de cette catastrophe sort une histoire émouvante d'une mère et son enfant.

Un groupe de secouristes chinois cherchait dans le débris pour des survivants. Dans une maison écroulée ils ont trouvé une femme dans une position assez étrange. Elle était à genou, elle se penchait en avant comme si elle priait. Elle était morte. Le groupe allait continuer vers la prochaine maison mais, pour une raison inconnue, le chef de l'équipe voulait chercher plus loin dans cette maison écrasée.

Et, il a trouvé un petit bébé de plus ou moins trois mois bercé dans les bras de la femme agenouillé, sa maman. Elle a donné sa vie pour protéger son enfant et lui sauver du poids écrasant de la maison ruinée. Dans la couverture de l'enfant les secouristes ont trouvé un GSM avec un message sur l'écran: "Mon cher, si tu survis, n'oublie jamais que je t'aime."

Comme j'ai dit, c'est une petite histoire émouvante qui nous montre l'amour profond d'une maman pour son enfant. Nous ne voulons jamais nous trouver dans une situation pareille, mais il me semble que nous voulions croire que nous fassions la même chose, qui nous aimerions avec le même amour - jusqu'au prix de notre vie.

Heureusement, un tel désastre n'arrive pas tous les jours et il est peu probable que nous soyons appelés à aimer et nous sacrifier de cette manière. Cependant, chaque jour nous avons de nombreuses possibilités pour aimer d'une manière pratique ceux qui sont autour de nous. Et c'est ce sujet de l'amour en pratique que j'aimerais aborder ce matin, à partir de 1 Jean 3:11-18.

Aimons les uns les autres

Nous pouvons résumer le message d'il y a deux semaines avec la phrase bien connue: "Tel père, tel fils". Nous avons parlé du fait que, en tant que chrétiens, nous ressemblons à Dieu, notre père spirituel, puisque nous sommes membres de sa famille. Nous avons aussi vu que ceux qui ne sont pas enfants de Dieu sont forcement enfants du Diable et ressemblent à lui qui est leur père.

Et puis, nous avons remarqué qu'à la fin du verset 10 Jean ajoute une nouvelle condition pour identifier le vrai enfant de Dieu. Cette condition est la clé des versets que nous allons regarder aujourd'hui. La pratique de la justice est marquée par l'amour que nous avons les uns pour les autres.

Au verset 11 Jean rappelle aux membres de l'église d'Ephèse le commandement qu'ils ont reçu de lui dès le début de leur vie chrétienne: "nous devons nous aimer les uns les autres". Ceci était le message de Jean - ceux qui viennent à Christ, ceux qui reçoivent l'amour et le pardon du Père doivent, à leur tour, aimer leurs frères et sœurs en Christ. De ne pas agir ainsi montre que l'on n'est jamais venu à Christ.

Comme nous avons vu la dernière fois, il est impossible pour un chrétien de rester dans une vie caractérisée par le péché, bien que nous devons reconnaitre que nous péchons tous de temps en temps. Le revers de la médaille, si on le veut, c'est que la vie du chrétien doit maintenant être caractérisée par l'amour, bien que nous devions reconnaitre que nous n'aimons pas parfaitement les autres.

Il faut dire, comme il fallait le dire il y a deux semaines, que ce n'est pas ce que nous faisons qui nous gagne le salut, mais ce que nous faisons coule du fait que nous sommes déjà sauvés en Jésus-Christ. Nous aimons les autres parce que nous avons été aimés le premier.

Après cette introduction à son thème Jean continue avec deux exemples. Son premier exemple parle de la haine et nous donne un avertissement. Son deuxième exemple parle de l'amour et nous donne un encouragement.

La haine - un exemple et un avertissement

Avant d'aller plus loin lisons l'histoire de Caïn et son frère Abel dans Genèse 4:1-11.

Jean se sert de Caïn pour donner un exemple négatif de la haine. Nous apprenons que Caïn appartenait, et ressemblait, au malin, c'est-à-dire le diable. Caïn a tué son frère parce qu'il était jaloux du fait que l'offrande de Abel a été accepté par Dieu quand la sienne a été rejetée. Abel était juste aux yeux de Dieu et Caïn ne l'était pas. A cause de cela Caïn n'aimait pas son frère, cela est évident quand nous lisons l'histoire telle qu'elle est racontée dans Genèse 4. Ce que nous trouvons dans l'exemple que Jean donne c'est que la haine c'est l'opposé de l'amour. Selon Jean soit on aime, soit on hait. Dans ce sens-là nous pouvons définir la haine comme l'absence de l'amour. Si nous n'aimons pas quelqu'un nous le haïssons. Il pourrait sembler extrême de le dire comme cela mais dans la pensée de Jean dans sa lettre, comme nous avons déjà vu il n'y a que deux côtés. Il y a la lumière et les ténèbres, la vie et la mort, l'obéissance et la désobéissance, Dieu et le diable et, maintenant, l'amour et la haine.

Au fond, les actions de Caïn montraient qu'il se rebellait contre Dieu. Et puis sa haine a été dirigée vers son frère, parce qu'Abel était le représentant de Dieu le plus proche. Il était une cible facile pour la colère de Caïn. Les actions de Caïn étaient, en plus, préméditées. Il a attendu un certain moment, le moment où il se trouvait tout seul avec son frère, et il l'a assassiné. Nous allons rencontrer le mot "meurtrier" plus loin dans ce passage pour parler plus généralement de la haine. Ici, au verset 12, il est clair que Caïn était un meurtrier, c'était son caractère, sa nature en tant qu'enfant du diable. Et Caïn, dans l'exemple de Jean est synonyme pour le monde - tous ceux que s'opposent à Dieu. Le monde est caractérisé par la haine qu'il a pour Dieu et pour les enfants de Dieu. C'est pourquoi Jean déclare: "Ne vous étonnez pas, frères, si le monde vous hait". Dans son évangile Jean a écrit un récit de ce qui s'est passé juste avant la mort de Jésus. Vous pouvez lire toute l'histoire au chapitre 15, je ne vais prendre que quelques versets du chapitre. Jésus parlait avec ses disciples.

Il leur a dit " Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. C'est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande".

Et puis: "Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n'êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait."

Jésus prépare ses disciples pour ce qui va leur arriver après son départ. Ils doivent s'aimer et tenir ensemble pour faire face à la haine du monde. C'était cette haine qui a conduit Jésus à la croix pour mourir. C'était cette haine qui a eu pour résultat la persécution des chrétiens au temps du début de l'église. Et c'est cette haine qui, même aujourd'hui, se révèle contre les chrétiens dans de divers pays.

Dans l'Europe occidental, au moins pour l'instant, il est peu probable que nous allons devoir mourir pour notre foi. Mais cela ne veut pas dire que le monde nous aime, simplement qu'au moins ici nous ne sommes pas encore arrivé au point que les gens agissent contre nous ouvertement comme dans les pays où les chrétiens, nos frères et sœurs en Christ, meurent pour leur foi.

Que pouvons-nous dire de notre situation? La persécution que nous rencontrons est plus subtile peut-être - des commentaires méchants, des paroles agressives, des gens qui nous évitent à cause du fait que nous parlons de Jésus, le rejet par les membres de notre famille. Vous pouvez, j'imagine, donner d'autres exemples. Mais il y a quand même un lien entre ce que nous pouvons expérimenter et ce que nos frères et sœurs dans d'autres pays souffrent.

Dans Matthieu 5 Jésus dit " Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d'être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d'être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne."

Tuer et se mettre en colère. Oui, l'un est plus sévère que l'autre. Il y a une différence entre tuer et se mettre en colère. Mais l'un peut entrainer l'autre et tous les deux coulent de la même source : une mauvaise attitude et un manque d'amour pour son frère. Reprenons un instant l'exemple de Caïn. Caïn s'est mis en colère contre Abel et pour finir il l'a tué. L'attitude à la base de ce Caïn a fait, et qui est aussi à la base de la persécution, c'est la haine - la haine pour les enfants de Dieu et surtout la haine pour Dieu lui-même.

La persécution, dans quelconque forme que cela arrive montre l'opposition à Dieu et sa justice. Et la persécution est toujours dirigée vers ceux et celles qui ressemblent à Dieu leur père. C'est inévitable, comme l'Apôtre Paul a dit à Timothée: "tous ceux qui veulent mener une vie fidèle à Dieu dans l'union avec Jésus-Christ seront persécutés". Jean nous donne un avertissement pour que nous soyons prêts à affronter la persécution quand cela nous arrive. Nous l'affrontons en restant ensemble, unis, dans l'amour.

De la mort à la vie

Avant de devenir chrétien chacun d'entre nous était du monde - ennemi de Dieu, mort dans notre péché et inconscient de notre état perdu. Mais au moment où nous avons été sauvés nous avons passé de la mort à la vie. L'Esprit nous a fait revivre en Jésus-Christ. Nous avons été adoptés en tant qu'enfants de Dieu avec un héritage éternel à venir. Et la preuve de cela? Le fait que maintenant nous aimons les autres enfants de Dieu, nos frères et sœurs dans la foi. Nous allons voir dans quelques instants que veut dire vraiment "aimer les frères", mais ici se trouve encore un test pour nous rassurer que nous sommes sur la bonne voie.

Est-ce que vous aimez les autres dans l'église? Cela ne veut pas dire qu'il est toujours facile d'aimer tout le monde ou que nous aimons parfaitement, mais est-ce que nous pouvons dire, honnêtement, "Oui, j'aime tout les autres dans cette église"?

Entre parenthèses… Ces versets peuvent sembler un peu bizarre quand Jean parle de ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu. Nous pouvons avoir l'impression que Jean dit que si on n'est pas chrétien on ne sait pas aimer quiconque d'autre. Mais, Jean ne dit nulle part que les non-croyants ne savent pas aimer. Certainement ils savent aimer, il y a des milliers d'exemples que nous puissions citer. Mais ils n'aiment pas Dieu et ses enfants. Ils ne peuvent pas nous aimer de la manière dont Jean parle parce qu'ils sont fondamentalement opposés à Dieu, notre Père.

Retournons au texte. Quand Jean dit "quiconque" au verset 15 il me semble qu'il pense, en particulier, à ceux qui ont quitté l'église d'Ephèse, ceux qui se croyaient mieux et plus spirituels que les autres chrétiens. Ils en montraient par leurs actions que, pour finir, ils n'aimaient pas ceux et celles qu'ils appelaient, a un certain moment, frères et sœurs.

Le verset 15 nous rappelle encore le passage que j'ai lu dans Matthieu 5. Dieu voit le cœur aussi bien que les actes et il juge le cœur de l'homme. Comme nous avons vu, la haine, étant le manque d'amour, est à la racine de la colère et le meurtre - les deux sont étroitement liés.

L'enfant de Dieu fait preuve qu'il a la vie éternelle par l'amour qu'il montre. L'enfant du diable fait preuve qu'il est mort par sa haine envers les enfants de Dieu. Selon Jean il n'a pas la vie éternelle, il demeure dans la mort. Le mot que Jean utilise pour demeurer au verset 14 est le même mot qui se trouve dans un autre verset dans son évangile. Jean 3:36 dit que "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui". Demeurer dans la mort c'est la même chose que rester sous la colère de Dieu. Les conséquences sont les mêmes au jour où Jésus retourne pour juger le monde.

Cependant, il ne faut pas oublier que même un meurtrier peut se repentir et trouver le salut en Jésus-Christ. Son péché peut être pardonné. Ce que nous sommes maintenant ne donne pas toujours une bonne indication de ce que nous serons un jour par la grâce de Dieu. Dans l'autre sens, et selon l'auteur et pasteur anglais David Jackman "Personne ne peut dire qu'il a une foi authentique s'il détruit son frère ou sa sœur, que cela soit la vie physique ou la réputation ou le caractère. Encore une fois, ce que nous sommes est montré par ce que nous faisons. Notre proclamation de foi en Jésus-Christ doit correspondre avec tous nos actes.

L'amour - un exemple et un encouragement

A partir de verset 16 Jean nous donne l'exemple positif de l'amour. L'exemple c'est Jésus-Christ. C'est par ce qu'il a fait que nous connaissons vraiment ce que c'est l'amour. La phrase "il a donné sa vie" parle d'un sacrifice. Personne n'a forcé Jésus d'aller à la croix. Il a choisi d'y aller par amour pour ceux qu'il voulait sauver. Il faut noter aussi que l'amour dont Jean parle ici n'est pas juste une émotion ou un sentiment. L'amour de Jésus l'a conduit à agir d'une manière concrète. L'amour de Jésus est véritablement l'amour en pratique.

Et c'est vers la pratique que Jean attire notre attention à la fin du verset 16. "Nous devons donner notre vie pour les frères."

Que veut-il dire Jean? Une chose qui est certain c'est que nous ne pouvons pas nous sacrifier de la même manière que Jésus. Je ne peux pas mourir pour vous sauver et vous ne pouvez pas mourir pour me sauver. Evidement donc Jean ne parle pas du salut. Le salut ne trouve qu'en Jésus-Christ.

Ayant dit cela, il est vrai que, comme Pierre et les disciples dans les évangiles, nous dirions peut-être que nous sommes prêts à mourir pour Jésus. Mais, en fait, il me semble que Jean parle de quelque chose beaucoup plus terre à terre. Il veut que nous fassions du bien pour nos frères et sœurs en Christ, même au prix de notre confort et notre bien. On ne peut donner sa vie qu'une fois mais chaque jour nous pouvons aider matériellement nos frères et nos sœurs en Christ. Il faut noter que ce n'est pas la quantité qui compte, nous pouvons aider les autres même quand nos moyens à nous sont limités. Evidemment, il nous faut un peu de sagesse!

En posant une question rhétorique Jean nous montre comment nous pouvons mettre l'amour en pratique. "Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme son cœur, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui?"

Ce verset peut nous semble un peu fade et faible. Après avoir parlé de l'amour suprême de Jésus, manifesté dans le fait qu'il a donné sa propre vie pour nous… nous devons partager notre argent et nos affaires. Ce n'est pas très "suprême" cela par rapport à tout ce que Jésus a fait. Mais donner et se sacrifier - que cela soit notre vie ou notre argent est un acte d'obéissance motivé par notre amour pour Dieu et ses enfants.

Dans ce verset "les biens du monde" sont tout ce dont nous avons besoin pour vivre - la nourriture, les vêtements, un toit au-dessus de la tête, etc. Ce sont les choses essentielles à la vie et sans lesquelles nous avons vraiment difficile à vivre.
Evidement, les besoins des gens changent selon l'époque dans laquelle ils vivent, où ils habitent et les choses qu'ils doivent faire. Cependant, le principe qui se trouve dans ce verset s'applique à toute époque, tout lieu et toute personne.

Tout simplement Jean dit que si, en regardant ce qui se passe autour de nous, et surtout dans l'église, nous voyons quelqu'un qui est dans le besoin nous avons la responsabilité de faire tout ce que nous pouvons pour lui aider. Si nous refusons d'aider quand nous avons les moyens de le faire cela met en question si l'amour de Dieu habite vraiment en nous.

Il faut mettre peut-être un peu l'accent sur le mot "voyant" au verset 17. Pour aider quelqu'un d'autre nous devons être conscients de ses besoins, il faut comprendre sa situation. Dans ce sens la il faut connaitre les choses spécifiques et non pas seulement les généralités. Et pour connaitre les choses spécifiques nous devons connaitre la personne. Il me semble donc que dans ces versets Jean pense, en premier lieu à ceux et celles de son église. En Galates 6:10 il est écrit : "Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi." Nous ne devons pas limiter notre amour pour les autres et nous avons besoin de regarder plus loin que le bout de notre nez, notre monde a besoin d'aide. Mais aider ceux qui sont dans le besoin doit commencer "chez nous", dans l'église, parmi les chrétiens, parmi ceux et celles que nous connaissons le mieux.

Et c'est là le défi devant nous. Est-ce que nous faisons du bien à ceux et celles qui sont dans le besoin? Aidons-nous assez ceux et celles qui sont dans le besoin ou est-ce que nous avons la tendance de fermer notre cœur? J'admets que c'est quand-même un sujet délicat. En tant que chrétiens nous sommes redevables à Dieu pour ce que nous faisons avec nos finances et nos biens.
Nous avons la responsabilité de bien gérer ce que Dieu nous a donné - en tant qu'individus et en tant qu'église. Cela veut dire que nous aurons de temps en temps des décisions difficiles à prendre à l'égard d'un autre. Encore, c'est pourquoi nous avons besoin de connaitre ceux et celles qui ont besoin de notre aide, comme cela nous pouvons juger correctement comment nous pouvons les aider.

Entre parenthèses, quand nous aidons des gens en difficulté dans d'autres pays, qu'ils soient chrétiens ou non, notre responsabilité devant Dieu ne change pas mais, évidemment, nous ne connaissons pas ceux et celles que nous aidons. Dans ce cas-là nous devons faire notre mieux pour "connaitre" l'organisation par laquelle nous donnons de l'aide. Nous pouvons, peut-être que nous devions, poser quelques questions: Est-ce que l'organisation est fiable? Est-ce que tout l'argent qui est donné arrive chez ceux qui en ont besoin?

J'aimerais dire un mot ici en ce qui concerne comment nous aidons les gens dans l'église de Libramont. De temps en temps les gens demandent de l'aide financière de la part de l'église. Normalement ces gens viennent me trouver avec leur demande et j'en parle avec un ou deux membres du Conseil de Poste. La décision d'aider, ou non, est prise selon au moins deux critères. Premièrement, est-ce que l'église a la capacité d'aider? S'il n'y a pas d'argent disponible il est difficile de le donner ou prêter aux autres. Deuxièmement, quel est le jugement de ceux qui ont la responsabilité de prendre de telles décisions? Nous sommes bien conscients que nous avons une responsabilité importante devant Dieu et devant l'église puisque l'argent qui est soit donné, soit prêté vient des offrandes et des dons des membres de l'église.

Jusqu'à maintenant nous n'avons aucun système clair pour comment nous allons aider les gens mais nous en discutons dans le Conseil de Poste pour le moment parce que nous voulons que tout soit clair et juste - pour ceux qui demandent notre aide et pour l'église elle-même. J'aurais plus à dire à ce sujet dans les mois à venir.

Le fait que l'église aide des gens à partir de ses finances ne nous empêche pas d'aider les autres en tant qu'individus. En fait, c'est à encourager! Regardons autour de nous et faisons du bien, selon nos moyens, à ceux et celles qui ont besoin de notre aide. Comme cela nous montrons que l'amour de Dieu demeure en nous.

Jean termine ce passage avec un dernier encouragement et ordre: "Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité". Nous sommes encore bien dans le domaine de la pratique. Aimer c'est plus que des belles paroles et une bonne attitude. Aimer demande de l'action de notre part.

Jean ne nous dit pas que il ne faut pas réconforter les autres par nos paroles, simplement il dit qu'il ne faut pas arrêter là si la personne à besoin de notre aide physique. L'Apôtre Jacques exprime le même sentiment dans son épitre: "Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il?"

Il vaut la peine de dire ici que ce n'est pas seulement par les finances que nous montrons notre amour envers les autres. Notre amour doit se voir dans tous les domaines de la vie. C'est l'Apôtre Paul qui a dit dans 1 Corinthiens 13: "Je pourrais distribuer tous mes biens et même livrer mon corps pour être brûlé, mais si je n'ai pas d'amour, cela ne me sert de rien." L'argent et les dons ne sont pas un substitut pour l'amour, ils vont main en main avec l'amour.

Certains disent que le philosophe Friedrich Nietzche a fait un critique important et grave quand il a dit "Il n'y avait jamais plus qu'un seul chrétien et lui est mort sur une croix." Nous n'arrivons pas toujours à faire tout ce que nous devons faire, nous n'aimons pas toujours comme nous devons aimer mais nous fixons nos yeux sur Jésus qui est notre exemple de comment se sacrifier par amour pour les autres. Et nous demandons son aide, par son Esprit Saint, pour que nous puissions aider, à notre tour, nos frères et sœurs.


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